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Immobilier de bureau : face à la vacance liée au télétravail, les employeurs innovent pour que leurs salariés reviennent

Conséquence du développement du télétravail depuis le début de la crise sanitaire, les bureaux des entreprises sont plus nombreux à rester vides ou peu occupés. Alors, certains employeurs innovent, pour donner envie à leurs salariés de revenir.

bureaux - télétravail
Crédit: iStock.

Face à leurs bureaux vides, il y a les employeurs qui décident de se séparer de leurs biens immobiliers et ceux qui, au contraire, font le choix de convaincre les salariés de passer plus de temps au bureau, et de ne pas rester trop de temps en télétravail, rapporte Le Figaro. Une décision qui impose de proposer des nouveautés, propres au travail en présentiel. « L’une des raisons pour lesquelles les salariés reviennent au bureau est de pouvoir travailler ensemble. Il faut donc leur offrir des espaces plus collaboratifs », estime Valérie Britay, directrice générale adjointe de la foncière Gecina.

Ainsi, l’espace se resserre entre les postes de travail qui occupaient jusque-là 70% de la surface des bureaux, quand les 30% restants étaient réservés aux espaces collaboratifs. A Lyon, la tour Silex propose une salle d’activité faite pour accueillir des cours de sport, de yoga et de cuisine. Ceux qui y travaillent peuvent également profiter d’un potager partagé et d’une brasserie réservée aux locataires et à leurs clients. « Attirer les talents est un réel besoin pour les entreprises. Les immeubles de bureaux y contribuent en devenant de véritables showrooms », précise au quotidien Valérie Britay.

Le choix de surfaces plus petites

S’il reste supérieur à celui observé en 2019, le taux de vacance dans les bureaux est cependant moins important qu’en 2020. A la fin de 2021, le nombre de mètres carrés de bureaux loués devrait atteindre 1,7 million, contre 1,4 million de 2020. « Mais il reste encore 25% au-dessous du niveau de 2019 », signale Virginie Houzé, directrice des études au cabinet de consultants JLL. Et cet écart ne devrait pas être comblé en 2022. Et ce, alors que les loyers faciaux stagnent et que les bailleurs ayant accepté de réaliser des travaux ou d’accorder des franchises de loyers pendant quelques mois sont en nette augmentation.

Ainsi, si en matière de prises à bail, l’activité est revenue au niveau d’avant-crise pour les locaux de petites et moyennes surfaces, les surfaces de plus de 5.000 mètres carrés ne trouvent pas preneur. Les entreprises optent désormais pour des surfaces plus petites, même dans les grands immeubles. Une manière de prendre en compte le télétravail, désormais bien installé