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Absentéisme au travail : tous les indicateurs sont au rouge

Crédit: iStock.

Si l’on en croit le baromètre annuel de Malakoff Humanis, l’absentéisme au travail est en bonne forme. En effet, en 2021, 38% des salariés ont posé un arrêt maladie. À titre de comparaison, ils étaient 36% l’an passé. De plus en plus impactées par ce phénomène, les PME connaissent également un accroissement de l’absentéisme au travail (+ 6% par rapport à 2020). Cependant, cette augmentation des indicateurs n’a rien de comparable à celle qui avait été enregistrée en 2019 (44%). « Mais, en 2021, ça repart », énonce, auprès du Parisien, Anne-Sophie Godon-Rensonnet, directrice des services pour le mutualiste.

Et cette hausse s’observe à différents niveaux. Ainsi, le nombre d’arrêts maladie liés au Covid-19 a doublé, passant de 6 % en 2020 à 12% en 2021. La proportion du nombre d’arrêts liés aux troubles musculosquelettiques, aux accidents et traumatismes ainsi qu’aux troubles psychologiques a également enregistré une hausse, notamment chez les jeunes, dans les familles monoparentales et chez les télétravailleurs. Aussi, en passant de 94 à 105 jours en moyenne, le nombre moyen d’arrêts longs (plus d’un mois) a été allongé. Enfin, avec une proportion de 41% de salariés arrêtés au moins deux fois en 2021, contre 37 en 2019, la fréquence des arrêts de travail est également en hausse.

Aider pour anticiper l’absentéisme au travail

Les managers et les salariés aidants ne sont pas épargnés par la recrudescence d’arrêts maladie. Les premiers ont été 43% à s’absenter en raison d’une maladie alors que les seconds « plus fragiles et sujets à plus de fatigue et de problèmes d’organisation », selon l’analyse d’Anne-Sophie Godon-Rensonnet, étaient 51 % dans ce cas. Pour contrer ce phénomène qui ralentit le bon déroulement du travail, des chefs d’entreprise agissent. De cette manière, 67% d’entre eux )- contre 59% en 2020 – ont déclaré avoir développé des tableaux de bord concernant des actions de prévention ou de dispositifs d’accompagnement de retour à l’emploi. « Les entreprises doivent en faire un objet de dialogue social régulier avec les syndicats et la médecine du travail », termine l’auteur du baromètre.