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Démographie : la croissance de la population faiblit, les agglomérations restent dynamiques

La France compte presque 67 millions d’habitants. Mais la croissance de la population française continue de faiblir, selon l’Insee, principalement à cause d’un solde naturel moins important.

crédit : iStock

Hors Mayotte, 66 988 000 habitants peuplaient la France le 1er janvier 2019, d’après l’Insee, qui a publié ses derniers chiffres sur la démographie française mercredi 29 décembre. La population française s’est accrue de 0,4 % chaque année entre 2013 et 2019, contre 0,5 % entre 2008 et 2013, selon cette étude. « C’est encore le solde naturel qui fait la croissance démographique en France, mais il est de moins en moins élevé », explique l’institut de la statistique. Le solde migratoire contribue encore pour 0,1 % de croissance, mais le solde naturel a perdu 0,1 point pour s’établir à 0,3 % par an entre 2013 et 2019.

D’une manière générale, toutes les régions ont vu leur croissance démographique ralentir entre 2013 et 2019, « aux exceptions notables de la Guyane et de PACA. C’est la seule région de métropole dont la croissance se renforce, portée par le Var », a détaillé dans 20Minutes Valérie Roux, cheffe du département de la démographie à l’Insee.

Si certains territoires sont très dynamiques, notamment l’Île-de-France (1 % de croissance chaque année pour la Seine-Saint-Denis) et la façade Atlantique (1,2 % pour la Loire-Atlantique), 20 départements ont perdu des habitants chaque année en France, contre 11 lors de la précédente période.

La population de Nouvelle-Aquitaine dépasse celle des Hauts-de-France

« Ils sont principalement situés dans la diagonale du vide, et Paris », note Valérie Roux. « Dans les territoires ruraux autonomes très peu denses, la baisse de population est plus due au solde naturel qu’au solde migratoire : c’est l’effet du vieillissement de la génération du baby-boom et de la baisse du nombre moyen d’enfant par femme », ajoute-t-elle.

Les territoires les plus porteurs de la croissance démographique sont situés en périphérie des grandes villes, comme Paris, Lyon, Marseille ou Bordeaux. « La croissance est en effet élevée lorsque les communes rurales sont sous forte influence des pôles (0,7 % en moyenne par an) », précise l’Insee dans son étude.

La capitale voit sa population diminuer chaque année de 0,5% malgré un fort dynamisme natal qui persiste (+0,7 % de solde naturel). Cette chute est due aux départs de la ville, qui lui font perdre chaque année un peu plus de 1 % de sa population. Néanmoins, souligne Valérie Roux, « six ménages sur dix quittant Paris restent en Île-de-France », qui compte plus de 12 millions d’habitants.

La deuxième région la plus peuplée est Auvergne-Rhône-Alpes, qui dépasse le seuil des 8 millions d’habitants. La région Hauts-de-France perd sa place sur le podium, dépassée de quelques milliers d’habitants par la Nouvelle-Aquitaine (6 010 300 contre 6 005 000). Ensuite, Occitanie, Grand Est et Provence-Alpes-Côte-d’Azur suivent à plus de cinq millions.