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Chômage en hausse, prix de l’immobilier en baisse… Quelles sont les villes moyennes qui ont du mal à prospérer ?

Nombre d’entre elles sont situées dans le Grand-Est comme Épinal, Forbach, Sarreguemines ou encore Charleville-Mézières, selon une étude de France stratégie, commandée par le gouvernement.

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©iStockPhoto

Si les villes moyennes hébergent aujourd’hui 35% de la population, toutes ne sont pas aussi attractives et des inégalités persistent, rapporte une étude de France stratégie, publiée par Le Parisien, lundi 31 janvier. « Ces dix dernières années, les trajectoires des 202 villes moyennes que nous avons passées au crible sont très hétérogènes », analyse, dans le quotidien, Claire Rais Assa, l’une des autrices de l’étude commandée par la ministre de la Cohésion des territoires, Jacqueline Gourault. « Pour comprendre leur évolution, nous avons étudié des enjeux de croissance démographique, de prix de l’immobilier, de taux d’emploi et de pauvreté », précise-t-elle. 

Si certaines villes tirent leur épingle du jeu, d’autres en revanche ont du mal à prospérer depuis une dizaine d’années. En cause ? Des chiffres catastrophiques en matière de pauvreté, d’emploi et de démographie, souligne l’étude. Au total, 33 villes moyennes, dont 32 en métropole ainsi que Basse-Terre en Guadeloupe, soit 16% des villes étudiées sont concernées par ce phénomène. La plupart de ces villes se situent dans le quart nord-est du pays, comme Epinal, Sedan, Charleville-Mézières ou encore dans le Centre de la France comme Nevers, Châteauroux ou Vierzon.

Les stigmates de la désindustrialisation

Dans ces villes « qui portent les stigmates de la désindustrialisation, des taux de chômage et de pauvreté supérieurs à la médiane nationale sont constatés, avec des enjeux sociaux importants », détaille le rapport rapporté par Le Parisien. Ainsi, entre le troisième trimestre 2019 et le troisième trimestre 2021, l’emploi salarié privé était de -4,6% à Sarreguemines, 1,2% Sedan, -0,8% à Montceau-les-Mines et 0,1% à Forbach. Un résultat qui contraste avec la hausse de 2,3% observée sur cette même période à l’échelle nationale.

« Les dernières décennies ont vu les politiques publiques d’aménagement du territoire se concentrer sur les enjeux de croissance des métropoles ou de développement rural et les villes moyennes n’y ont que peu été intégrées », conclut le rapport.