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Scandale dans les Ehpad Orpea : le groupe limoge son directeur général

Soupçonné de maltraitance dans ses Ehpad, le groupe Orpea a annoncé le limogeage de son directeur, dimanche 30 janvier.

Ehpad
iStock

Fruit de trois ans d’enquête, le livre Les fossoyeurs dénonce des maltraitances sur les résidents des Ehpad du groupe Orpea. Désormais au cœur d’un scandale, il a annoncé le limogeage de son directeur général, Yves Le Masne, dans la soirée du dimanche 30 janvier, relate BFM TV. Philippe Charrier, président non exécutif du conseil d’administration du groupe depuis mars 2017, lui succède. Sa mission : « Garantir, sous le contrôle du Conseil, que les meilleures pratiques sont appliquées dans toute l’entreprise et de faire toute la lumière sur les allégations avancées », a annoncé dans un communiqué le groupe coté, dont l’action a plongé à la Bourse de Paris.

« Le conseil d’administration s’est associé au nouveau président-directeur général pour renouveler sa confiance et son soutien aux 70 000 collaborateurs du Groupe Orpea qui assurent avec un immense dévouement une tâche très difficile mais essentielle, et pour rappeler aux résidents et aux familles l’engagement sans faille du Groupe à leur service », est-il écrit. Qualifiant les faits dénoncés dans le livre rédigé par le journaliste indépendant Victor Castanet, d’accusations « mensongères, outrageantes et préjudiciables », le groupe Orpea a fait savoir dès mercredi avoir demandé à « deux cabinets de premier plan » de « mener une évaluation indépendante afin de faire la lumière sur l’ensemble des allégations graves », rappelle la chaîne d’information en continu.

Inspections en Belgique

De son côté, l’agence régionale de santé d’Ile-de-France a été chargée par le gouvernement de mener une enquête. Une inspection dans l’Ehpad de Neuilly-sur-Seine a été lancée. Celui-ci est particulièrement visé par le livre publié la semaine dernière. Quant aux dirigeants d’Orpea, ils ont été convoqués par Brigitte Bourguignon, la ministre déléguée chargée de l’Autonomie des personnes âgées. Le rendez-vous doit avoir lieu mardi 1er février.

Se revendiquant comme « l’un des principaux acteurs mondiaux de la prise en charge globale de la dépendance, avec un réseau de 1.156 établissements pour 116.514 lits », Orpea est présent dans 23 pays, dont la Belgique. Face aux soupçons de maltraitance qui pèsent sur celui-ci, les autorités belges ont lancé des inspections dans les maisons de retraite du groupe, expliquait Libération dès le 28 janvier.