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Pouvoir d’achat : les préconisations de l’UFC-que choisir

Soucieuse du pouvoir d’achat des français, l’association de consommateurs dresse une liste de 22 propositions à destination des candidats à l’élection présidentielle.

pouvoir d'achat
Crédit : ALLILI MOURAD/SIPA/1606211701.

L’UFC-Que Choisir semble bien décidée à jouer un rôle de poids dans la campagne présidentielle. Et à redonner du pouvoir d’achat aux Français. Afin d’agir pour une « consommation responsable, libératrice de 15 milliards d’euros de pouvoir d’achat » pour les Français, soit « 500 euros par ménage », l’association de consommateurs publie 22 propositions. Cette liste, qui recense les combats menés par l’association, a été envoyée aux candidats à l’élection présidentielle. « J’envoie une lettre à chacun dès aujourd’hui (ce mercredi), à chacun d’entre eux pour les inviter à en débattre publiquement avec nos équipes, devant les Français, précise Alain Bazot, président de l’UFC-Que choisir auprès du Parisien mercredi 16 février 2022. Cette liste de propositions pose une question générale : quelle société voulez-vous demain pour les consommateurs ? »

De cette manière, l’association souhaite se saisir de trois dossiers brûlants : la banque, l’énergie et la grande distribution. Elle ne les estime « pas assez régulés» par l’État. En ce qui concerne la grande distribution, l’UFC-Que Choisir impulse la suppression du « seuil minimal de revente à perte ». Concrètement, avec une telle mesure, une enseigne ne pourrait plus revendre un produit à un prix inférieur à celui auquel elle l’a acheté. «Cela a fait grimper le tarif de 10 % sur certains produits de grande marque », s’insurge Alain Bazot.

Redonner du pouvoir d’achat

En ce qui concerne la banque, le président de l’association préconise de supprimer les commissions d’intervention prélevées à l’occasion d’un découvert non autorisé. Mais également d’imposer le remboursement automatique « des doublons de frais de rejet de prélèvement ». Enfin, il propose d’instaurer un droit à la portabilité du numéro de compte bancaire. « Les frais bancaires sont fixés en dehors de toute concurrence, les ménages sont obligés de s’y soustraire. Ce sujet a trop duré », abonde le président de l’association.

Dernier sujet brûlant, celui de l’énergie. L’UFC veut réformer le « tarif réglementé de vente pour qu’il soit orienté vers les coûts d’EDF ». Mais aussi et surtout, il souhaite que soit révisée la fiscalité sur l’énergie. « L’État ne peut pas se permettre d’imposer une TVA à 20 % sur des biens aussi essentiels, en gonflant les dépenses contraintes déjà élevées des Français », analyse Alain Bazot. Et le président de l’association de conclure : « Nous voulons une TVA sociale, qui a du sens. Nous espérons que tout cela trouvera un écho chez les candidats. » De quoi amener les prétendants à l’Élysée à se creuser les méninges.