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Ukraine : la guerre va impacter les prix des produits alimentaires

Le 2 mars, le ministère de l’Économie a réuni des représentants des filières industrielles à propos des conséquences de la guerre en Ukraine.

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Crédits: iStock.

La guerre en Ukraine, qui fait flamber le cours de matières premières agricoles, va « inévitablement » faire monter le prix des produits alimentaires, a assuré mercredi Jean-Philippe André, président de l’Ania, la principale organisation de l’agroalimentaire. « On sait que cette crise ukrainienne viendra s’ajouter à une situation compliquée », a-t-il déclaré sur BFM Business. « On se met dans cet état d’esprit d’anticiper un deuxième choc de hausse de coûts », a-t-il ajouté.

Le gouvernement a déjà annoncé mercredi une hausse des prix de l’ordre de 3% à l’issue des négociations annuelles entre industriels de l’agroalimentaire et distributeurs, qui se sont terminées mardi soir. De son côté, l’Ania réclamait une hausse d’environ 6%, en raison de l’inflation qui pèse sur les matières premières agricoles et les coûts industriels (énergie, emballages, transport) avec la reprise économique.

Le conflit entre l’Ukraine et la Russie fait flamber le cours des matières agricoles

Mais depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie jeudi, les cours de certaines matières agricoles s’envolent. Les deux pays sont en effet de gros exportateurs de céréales et d’oléagineux : ils assurent notamment à eux seuls 30% du commerce mondial de blé. « Il y a des dépendances très fortes sur le tournesol, les céréales, des dépendances sur l’énergie… », a souligné Jean-Philippe André, qui soutient que la hausse de ces matières premières « serait répercutée dans les prix ». « Inévitablement, on va être impactés comme les autres pays européens par la crise ukrainienne », a-t-il ajouté.

Alors que le ministère de l’Économie a réuni mercredi plusieurs représentants des filières industrielles au sujet des conséquences de la guerre en Ukraine, le président de l’Ania a estimé que la France allait devoir de nouveau venir en aide aux entreprises, « un genre de quoi qu’il en coûte ». « Personne n’est prêt à affronter une situation telle qu’elle se déroule actuellement », a-t-il relevé.