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Guerre en Ukraine : la France pourrait perdre 1 point de croissance

En 2022, la croissance en France devrait se fixer à 2,3% en 2022, contre 3,3% anticipé avant le déclenchement du conflit en Ukraine.

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Crédit : iStock.

Le conflit en Ukraine devrait avoir un impact jusque dans l’économie française. Le cabinet Astarès l’a estimé, ce lundi 7 mars, à un point de pourcentage. Soit 33 milliards d’euros de richesse en moins. Concrètement, la croissance devrait se fixer à 2,3% en 2022, contre 3,3% anticipé avant le déclenchement du conflit, avance le spécialiste relayé par BFMTV.

« Cet impact négatif passerait principalement par une baisse du pouvoir d’achat (en France et dans le monde) liée à la hausse du prix de l’énergie et par une baisse des exportations vers la Russie et l’Ukraine » peut-on lire. « Un renforcement des restrictions commerciales avec la Russie (blocage des importations de pétrole et de gaz, par exemple), pourrait générer un choc économique plus violent », a déclaré le cabinet.

Une inflation proche de 5% en 2022

Précisément, la baisse du pouvoir d’achat amputerait de 0,5% le PIB. « La hausse de l’inflation provoquée par la flambée des prix de l’énergie est le principal canal de transmission du choc économique de la guerre en Ukraine« , détaille Astarès. Le cabinet anticipe une inflation proche de 5% en 2022, si les prix de l’énergie restaient à leur niveau de début mars. « L’impact de cette hausse des prix sur la consommation est difficile à estimer, car elle peut être atténuée par des mesures de soutien public, et par l’utilisation éventuelle de l’épargne accumulée par les ménages pendant la crise sanitaire« , indique-t-il.

De plus, le renchérissement des importations pourrait creuser le déficit commercial de 20 milliards d’euros à 88 milliards. La baisse de la consommation à l’étranger contracterait le PIB de 0,3% via une baisse des exportations de 7 milliards d’euros, est-il précisé.

« Dans l’hypothèse maximale où les ventes françaises vers ces deux pays (Ukraine et Russie, NDLR) s’arrêtaient totalement, les exportations françaises se contracteraient de 12 milliards d’euros, soit une contraction du PIB de 0,4%. Un scénario plus réaliste d’une baisse de 50% des exportations vers ces deux pays impliquerait une baisse des exportations de 6 milliards d’euros et une contraction du PIB de 0,2%« , ajoute Astarès.

Avant le déclenchement du conflit en Ukraine, l’Insee estimait la croissance à 3,2% pour le premier semestre de 2022 et l’inflation entre 3% et 3,5% jusqu’à juin.