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Journée des droits des femmes : les mesures des candidats à l’élection présidentielle en matière d’égalité salariale

A l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, les candidats à l’élection présidentielle livrent leurs propositions afin d’améliorer l’égalité salariale.

Crédit : iStock.

A travail égal, salaire égal. En toute logique, cette maxime devrait s’appliquer à la société entière. Pourtant, en France, les disparités salariales entre les hommes subsistent. Ainsi, en 2019, les femmes gagnaient 22% de moins que les hommes, selon l’Insee. Et à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, ce 8 mars, les candidats à l’élection présidentielle ont évoqué le sujet de l’égalité salariale dans une émission de LCI intitulée Face aux Françaises en partenariat avec le magazine Elle. Voici leurs principales propositions pour endiguer le phénomène.

Plans de rattrapage pour parvenir à l’égalité salariale

Valérie Pécresse a estimé qu’« avoir une femme à la présidence de la République, ça doit changer les choses pour les femmes, ça ne peut pas être neutre ». Afin d’atteindre l’égalité salariale, la candidate investie par Les Républicains souhaite élaborer des « plans de rattrapage » au sein des entreprises. Cependant, aucune sanction ne sera portée à l’égard de celles qui ne les mettraient pas en place.

Marine Le Pen a réaffirmé sa volonté de défendre l’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Néanmoins, elle n’a pas précisé par quels moyens elle comptait y parvenir. Si elle était contre au début, elle a fini par se raviser. Marine Le Pen affirme défendre l’égalité salariale entre les hommes et les femmes. Elle ne précise néanmoins aucun moyen pour y accéder. Interrogée sur la parité sur LCI, la candidate du RN a indiqué avoir été contre au départ, mais avoir changé d’avis. « J’avais peur d’une chose, qu’on dise que les femmes étaient là parce que c’était le quota. Incontestablement, cette loi sur la parité a permis à des femmes d’émerger », a-t-elle déclaré.

Eric Zemmour s’est également déclaré en faveur de l’égalité salariale, dans une interview accordée à Elle le 16 février dernier : « A travail, métier, compétences et temps de travail égaux, il doit y avoir un salaire égal », a affirmé le candidat du parti Reconquête. Lui non plus n’a pas précisé comment il comptait y y parvenir. En revanche, le candidat a indiqué trouver humiliante « la parité pour les femmes ».

A gauche, on serrerait davantage la vis

A l’extrême opposé, Jean-Luc Mélenchon a également évoqué le sujet. Pour le candidat LFI, il faut mettre fin à « la plus ancienne et cruelle inégalité » qui « brime les rêves, les aspirations et les activités de la moitié de la population ». Ainsi, il souhaite imposer la parité dans les institutions politiques, administratives, économiques, syndicales et sociales. Il s’est déclaré en faveur d’une augmentation des sanctions financières et pénales à l’égard des entreprises ne respectant pas le principe d’égalité salariale entre les femmes et les hommes. Pour ce faire, il souhaite créer une commission de contrôle salarié sur l’égalité au sein de l’entreprise. De plus, s’il est élu, les entreprises non respectueuses de cette loi pourraient se voir infliger de verser une prime égalité de 10% aux femmes qui y travaillent.

Parmi les autres candidats de gauche, Anne Hidalgo espère rendre publique la liste des entreprises qui ne respectent pas l’égalité. Et de les punir. Le candidat écologiste Yannick Jadot souhaite également pénaliser ces entreprises. Cela prendrait la forme d’une amende de 330 euros par jour et par femme concernée. Aussi, si les engagements, parmi lesquels celui de l’égalité, ne sont pas respectés, les aides publiques pourraient être supprimées. Le candidat PCF Fabien Roussel souhaite parvenir à l’égalité salariale « en un an ». Pour y parvenir, il compte nommer « des administrateurs judiciaires à la tête des entreprises qui le refusent ».

Le président sortant s’est également exprimé sur le sujet. Emmanuel Macron a annoncé souhaiter faire « encore » de l’égalité femmes-hommes la « grande cause » de son quinquennat s’il était réélu. « Le travail n’est pas fini », a-t-il justifié.