Se connecter S’abonner

La croissance a permis de légèrement résorber la dette et le déficit en 2021

Après son envol en 2020 du fait de la crise sanitaire, le ratio de dette publique a amorcé un léger recul l’an dernier, atteignant 112,9% du PIB, tandis que le déficit public s’est un peu résorbé à 6,5%, a indiqué l’Insee, mardi 29 mars.

climat des affaires
Credit: Sébastien SALOM GOMIS/SIPA

Alors que le ratio de la dette publique s’était envolé en 2020 en raison de la crise sanitaire, il affiche un léger recul l’an dernier, atteignant 112,9% du PIB, souligne l’Insee, mardi 29 mars. Le déficit public s’est, lui, un peu résorbé à 6,5%. Si le rebond de l’économie en 2021 a permis ce début d’amélioration des finances publiques, la dette s’est toutefois encore alourdie en valeur absolue de près de 165 milliards d’euros, à 2.813,1 milliards d’euros, tandis que le déficit public a atteint 160,9 milliards d’euros, contre 205,5 milliards fin 2020.

L’an dernier, la dette s’était envolée à 114,6% et le déficit s’était creusé à 8,9%, des niveaux records, selon des chiffres révisés publiés par l’Institut national de la statistique. Si les comptes publics ont un peu meilleure mine en 2021, cela s’explique essentiellement par le fort rebond de 7% de l’économie française après la récession historique de 8% subie par la France en 2020 à cause de la crise sanitaire.

Reprise de l’emploi

Cette reprise a notamment permis aux recettes de l’Etat et des administrations de rebondir « vigoureusement » de 8,4%, souligne l’Insee, soit +101,8 milliards d’euros. La reprise de l’emploi a notamment entraîné de meilleures rentrées de cotisations, qui ont allégé les comptes de la Sécurité sociale.

Sur l’année, les dépenses des administrations publiques (Etat, collectivités et Sécurité sociale) ont, elles, augmenté de 4%, soit +57,1 milliards d’euros. Elles représentent ainsi 59,2% du PIB, se maintenant donc « au-delà de leur niveau d’avant crise », note l’Insee.

Croissance plus vive que prévu

La croissance ayant été plus vive que prévu, ces résultats sont un peu meilleurs que ce qu’attendait le gouvernement à l’automne dernier, puisqu’il tablait sur un déficit public de 8,4% et une dette de 114%.

Pour cette année, il prévoit à ce stade de ramener le déficit public à 5% du PIB, notamment grâce à une croissance toujours dynamique de 4%. Mais c’était avant le déclenchement de la guerre en Ukraine et les nouvelles dépenses annoncées pour contrer l’inflation. En 2019, avant la crise sanitaire, la dette s’affichait à 97,6% du PIB et le déficit à 3,1%.