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Marché automobile français : depuis la fin des années 1970, c’est le pire trimestre

Le marché automobile français reste impacté par la crise sanitaire et la pénurie des semi-conducteurs. Explications.

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Crédit : Automobiles Peugeot.

Sale temps pour le marché automobile français. Par rapport à la même période l’an passé, les immatriculations de voitures neuves ont baissé de 19,53 % en mars 2022, rapporte Le Parisien. Une chute telle que le marché automobile en France est tombé à son niveau de la fin des années 1970. Ainsi, durant les trois premiers mois de l’année, seulement 365.361 voitures ont trouvé un acquéreur. Du jamais vu depuis le début des années 1980, date à laquelle ont débuté les statistiques sur ce marché. Si les professionnels du secteur automobile espéraient un rebond postérieur à la crise du coronavirus, celui-ci est en train de s’éloigner. Pour l’ensemble du reste de l’année en cours, ils n’envisagent plus aucune prévision.

L’impact de la crise et de la pénurie des semi-conducteurs se fait toujours ressentir. Ralentir voire arrêter la production des véhicules est d’ailleurs une issue à laquelle certains constructeurs sont soumis. De plus, la guerre en Ukraine a rajouté des difficultés d’approvisionnement. En particulier au sujet des câblages électriques qui étaient produits dans le pays envahi par la Russie. Dans pareil contexte, les délais de livraison des véhicules neufs s’allongent, conduisant les acheteurs à privilégier l’achat d’une voiture d’occasion.

Stellantis particulièrement impacté

Le groupe Stellantis est particulièrement touché par ce contexte. Ses ventes se sont effondrées de près de 30% sur un an. Dans le détail, Peugeot enregistre une baisse de 33,5 %, Citroën de 27,8 % ou encore Fiat de 27,6 %. Chez Renault, la baisse est moins importante, et s’élève à 15 %. C’est notamment grâce à Dacia, sa marque low-cost, dont les ventes ont augmenté de 31% sur un an que le groupe parvient à échapper à une casse trop importante. Aussi, Kia peut se targuer de bonnes performances. La marque voit ainsi ses ventes augmenter de 6,5%. Tesla profite également d’une embellie de 7% avec une courbe qui stagne.

Enfin, et ce n’est pas négligeable, le marché des véhicules utilitaires est lui aussi en baisse. Celle-ci est de l’ordre de 30 %. Un chiffre qui se positionne régulièrement comme un indicateur avancé sur le moral des entreprises et leur capacité à investir pour renouveler leur parc automobile, rappellent nos confrères.