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Débat présidentiel : le pouvoir d’achat, première préoccupation des votants

Le débat présidentiel du 20 avril a permis aux deux finalistes de se positionner sur le sujet épineux du pouvoir d’achat, à l’heure où l’inflation galopante accule de nombreux ménages.

Pouvoir d'achat
Crédit : iStock.

Il s’agissait d’une des dernières chances pour les Français indécis de se forger une opinion sur les programmes des finalistes de l’élection présidentielle. Le débat présidentiel de l’entre-deux-tours, qui a eu lieu mercredi 20 avril, s’est concentré sur le pouvoir d’achat, préoccupation majeure des Français. Dans cette campagne, c’est un sujet qui s’est imposé comme un thème phare. Voire le plus important, au regard des divers sondages sur cette thématique publiés au cours des mois qui ont précédé cette période électorale. « Je serai la présidente du quotidien (…), du pouvoir d’achat », a ainsi déclaré la candidate du Rassemblement national, Marine Le Pen. Face à elle, Emmanuel Macron, le président-sortant, candidat à sa réélection a lui aussi abondé en faveur de mesures visant à protéger le pouvoir d’achat des Français.

Un débat présidentiel, deux méthodes

Mais pour y parvenir, les deux aspirants à l’Élysée opteraient pour des méthodes différentes, rappelle La Tribune. La candidate du Rassemblement national a de nouveau énuméré les mesures qui l’avaient rendue populaire lors du premier tour comme la baisse de la TVA à 5,5% sur l’énergie, la suppression de cette même taxe sur 100 produits de première nécessité, l’exonération de l’impôt sur le revenu pour les moins de 30 ans, ou encore la réindexation des pensions de retraite sur l’inflation. Elle a également proposé d’augmenter les salaires de 10%. Pour y parvenir, elle exonérerait les charges patronales. « Vous ne faites pas les feuilles de paie », lui a rétorqué son adversaire.

Pour Emmanuel Macron, si l’ambition de redonner du pouvoir d’achat aux Français est la même, la méthode sera différente, s’il est réélu. Le président sortant souhaite ainsi reconduire son bouclier tarifaire sur l’énergie, « deux fois plus efficace que la baisse de la TVA » proposée par son adversaire, selon ses dires, et même ceux de Marine Le Pen qui a fini par déclarer qu’elle n’annulerait pas le dispositif si elle est élue. Emmanuel Macron veut également développer un nouveau chèque alimentaire. Cette dernière aide sera destinée aux Français les plus modestes, leur permettant d’acheter des produits tricolores de qualité, et mise en œuvre dans le courant de l’année 2022, expliquait récemment le ministre de l’Agriculture Julien Denormandie. Encore une fois, dans l’hypothèse où Emmanuel Macron est réélu.