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Les syndicats français à l’unisson pour soutenir les Ukrainiens

Les huit syndicats français, CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU, se sont rassemblées pour organiser un convoi intersyndical.

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Crédit: iStock.

Les besoins sont immenses. Du matériel médical, de cuisine, des machines à laver industrielles… les syndicats ukrainiens ont réclamé de l’aide auprès de leurs homologues français, alors que la pression russe s’intensifie. Les huit organisations de salariés françaises, CGT, CFDT, FO, CFE-CGC, CFTC, Unsa, Solidaires et FSU, se sont rassemblées, lors d’une conférence de presse, pour organiser un convoi intersyndical, rapporte Les Echos.

Il a été décidé que les dons seraient acheminés par rail. Depuis le 23 mars, pour le compte de la protection civile, la SNCF a démarré un processus d’affrètement de trains de marchandises de dix wagons. Elle a mis en place ce système avec ses homologues allemand et roumain. Cela représente 500 palettes par voyage contre un peu plus de 30 pour un camion.

Quels trajets font-ils ? Ces trains relient Strasbourg à la frontière entre la Roumanie et l’Ukraine, en l’espace de dix jours. A 300 kilomètres d’Odessa. Sollicitée par les organisations de salariés, la direction de l’entreprise ferroviaire a accepté d’acheminer les dons syndicaux gratuitement, a communiqué Julien Troccaz, de Sud Rail.

D’autres convois organisés à l’avenir ?

Deux options s’offrent pour le départ du train, prévu mi-mai. Il se fera soit de la capitale alsacienne, soit de Villeneuve-Saint-Georges, en banlieue parisienne. La décision n’a pas encore été prise. « On est dans la phase de construction de l’opération », a déclaré Yvan Ricordeau, de la CFDT. Il n’exclut pas la possibilité que d’autres convois soient organisés à l’avenir, selon les dons récoltés. De plus, deux camions Renault devraient aussi être acheminés pour pouvoir ensuite distribuer les colis réceptionnés par les syndicats ukrainiens. Une délégation de syndicalistes français sera également présente sur place.

Cet élan de soutien lancé par des militants et organisations syndicales n’est pas nouveau. Les troupes syndicales sont partie prenante de nombreuses initiatives sur le terrain, dans les entreprises ou via les comités sociaux et économiques ou les comités d’entreprise européens. Sans compter la participation aux manifestations de soutien aux Ukrainiens.

L’unanimité au sein des syndicats

Pendant la conférence, plusieurs participants ont souligné la demande de leurs structures d’une « démarche concrète et coordonnée » avec les autres syndicats. C’est le cas de Marjorie Alexandre, de Force ouvrière. Une démarche qui « concrétise » la « valeur de solidarité qui est ancrée en nous », selon Boris Plazzi de la CGT. Pour Cybèle David, de Solidaires, c’est « une démonstration de la capacité d’auto-organisation du monde syndical » en plus d’être « une belle aventure humaine ».

La mobilisation contre la guerre en Ukraine a « fait tomber l’ensemble des barrières syndicales », rappelle Anne-Catherine Cudennec de la CFE-CGC. Une décision qui a, semble-t-il, fait l’unanimité. Dans leur déclaration commune, les huit syndicats français « encouragent les équipes syndicales, partout où c’est possible, à développer les initiatives de solidarité dans une démarche intersyndicale ».