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Croissance : en France l’activité du secteur privé au plus haut depuis 4 ans en avril

Menée du 8 au 20 avril, l’enquête est une première estimation de l’activité du secteur privé en avril. IHS Markit publiera une estimation définitive début mai.

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Incubateur Cargo sur le boulevard Macdonald. Batiment dessine par l’architecte Odile Decq. Plus grand incabuteur d’Europe avant l’ouverture de Station F. Incubateur de la ville de Paris sous la gestion de la RIVP Regie Immobiliere de la Ville de Paris. De nombreuses start-ups travaillent sur de nombreux secteurs du numeriques. /Credit:M.ASTAR/SIPA/1609271754 *** Local Caption

L’activité du secteur privé en France a connu en avril sa plus forte croissance depuis plus de quatre ans et s’établit à 57,5, un niveau plus atteint depuis le mois de janvier 2018, selon l’indice PMI Flash publié vendredi. Porté par le dynamisme du secteur des services, l’indicateur du cabinet IHS Markit est en progression pour le troisième mois de suite, après un repli en début d’année lié au variant Omicron.  

L’indice de l’activité dans les services s’est ainsi affiché à 58,8 en avril, un rythme de croissance qui n’a pas été atteint depuis 51 mois, soit depuis début 2018. La performance s’explique selon le cabinet par l’assouplissement continu des restrictions sanitaires liées au Covid-19, qui a dopé la demande.

Même dans le secteur manufacturier, davantage exposé à la guerre en Ukraine, la croissance de l’activité a légèrement progressé en avril et reste au-dessus de l’indice 50, qui marque une expansion de l’activité. « La bonne tenue de l’économie française en avril peut paraître surprenante au vu de l’inflation galopante, de l’escalade des tensions géopolitiques et des difficultés d’approvisionnement », commente Joe Hayes, senior économiste chez IHS Markit.

Mais le secteur privé français continue à bénéficier de la reprise consécutive à la pandémie, ainsi que « des commandes et réservations anticipées de la part de clients cherchant à se prémunir contre de futures augmentations de prix », estime-t-il.

Pour autant, la demande pourrait se tarir dans les prochains mois du fait de la hausse des prix de production payés par les entreprises, que ces dernières répercutent sur leurs tarifs de vente pour « protéger leur marge », avertit le cabinet.

Les difficultés d’approvisionnement dans l’industrie continuent par ailleurs à pénaliser les entreprises françaises, celles-ci ayant signalé une nouvelle hausse des délais de livraison d’intrants en avril. Par rapport au mois de mars, les entrepreneurs de l’Hexagone ont toutefois retrouvé un peu de confiance sur leurs perspectives d’activité à douze mois, bien que leur degré de confiance demeure « inférieur à la moyenne enregistrée sur l’ensemble de l’année 2021 », souligne IHS Markit.