Se connecter S’abonner

Inflation : 25% des restaurateurs vont augmenter leur prix

Selon une étude de l’Umih, 87% des établissements interrogés craignent de voir leurs marges diminuer. L’inflation, à 4,5% en mars, a fait augmenter les coûts.

inflation
Crédit: iStock.

La forte inflation, à 4,5% en mars sur un an en France, a eu impact sur les restaurateurs. Pour eux aussi, les coûts ont considérablement augmenté. Selon une enquête du leader de la réservation en ligne The Fork, relayée par BFMTV, neuf établissements sur dix (91%) ont constaté l’impact de l’inflation sur leur activité au premier trimestre. Plus de deux tiers d’entre eux (68%) comptent même modifier leur menu à la suite de l’augmentation des prix de certains produits.

Autre chiffre surprenant : selon une étude de l’Umih, organisation patronale de l’hôtellerie-restauration, publiée début avril, la flambée des prix de l’énergie serait devenue la préoccupation principale de 31% des restaurateurs. Juste devant les matières premières (28%) et les difficultés de recrutement (20%). Dans ce contexte délicat, 87% des établissements interrogés risquent de voir leurs marges diminuer. Dans un premier temps, pour y remédier, un quart d’entre eux a déjà décidé d’augmenter les prix de vente.

Une nouvelle grille salariale augmentée de plus de 16%

De plus, le secteur a annoncé une nouvelle grille salariale qui prévoit une rémunération minimum supérieure de 5% au Smic. Ainsi qu’« une augmentation moyenne de 16,33% » de l’ensemble de la grille qui s’appliquait jusqu’alors. Cette revalorisation pourrait inciter davantage de restaurateurs à augmenter leurs prix, alors que les frais de personnel pèsent entre 30 et 40% du chiffre d’affaires.

Cependant, malgré la hausse des coûts, les restaurateurs ont vu le chiffre de leurs réservations grimper progressivement. Sur The Fork, le nombre de réservations passées entre janvier et mars 2022 se rapproche (-3%) de celui observé à la même période en 2019. Pendant la semaine de la Saint-Valentin, le nombre de réservations était même supérieur de 11% à celui de la même semaine il y a trois ans, avant l’arrivée de la pandémie.

« Malgré une généralisation du télétravail, les réservations au déjeuner progressent en comparaison avec la période pré-Covid. Cet effet s’est accentué avec la levée des restrictions sanitaires, puisque la part des réservations au déjeuner a progressé de deux points depuis la suppression du passe vaccinal à la mi-mars, passant ainsi de 33 à 35% », indique The Fork.

Certaines villes comme Marseille et Bordeaux ont retrouvé leur niveau d’avant-crise et font encore mieux qu’au premier trimestre 2019. Dans la cité phocéenne, les réservations de janvier à mars étaient supérieures de 44%. Et du côté de la capitale de Nouvelle-Aquitaine, elles ont augmenté de 22%.