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Carburant : un dispositif ciblé pour remplacer la remise de 18 centimes

Le Premier ministre Jean Castex avait annoncé, mi-mars, cette remise de 18 centimes par litre de carburant pour une durée de quatre mois, jusqu’au 31 juillet.

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Les 18 centimes de réduction à la pompe devraient être remplacés d’ici cet été. Interrogé sur Franceinfo, le ministre de l’Économie Bruno Le Maire a précisé que le futur dispositif sur le prix du carburant devrait tenir compte du niveau de revenu, du type de véhicule, de sa consommation ou encore des kilomètres effectués.

« C’est un gros travail technique qui a été fait et qui nous permet aujourd’hui, alors qu’on ne pouvait pas le faire il y a quelques mois, d’avoir un dispositif qui soit plus ciblé », a affirmé Bruno Le Maire. « Le problème de la ristourne de 18 centimes […], c’est qu’elle profite à tout le monde, quel que soit son niveau de revenu, que vous soyez ou non obligé de prendre votre véhicule pour aller travailler », a-t-il expliqué au sujet de cette mesure. Pour rappel, elle est entrée en vigueur le 1er avril et doit expirer le 31 juillet.

« La justice serait qu’on aide davantage ceux qui vont faire 100-150 km par jour, voire parfois davantage », a ajouté le ministre de l’Économie. Et de poursuivre : « Les 18 centimes, c’est pas mal mais avoir une aide plus significative et plus ciblée, il me semble que c’est plus juste et plus efficace. » Le Premier ministre, Jean Castex, avait annoncé, mi-mars, cette remise de 18 centimes par litre de carburant pour une durée de quatre mois. Selon lui, le coût de cette aide est estimé à « un peu plus de 2 milliards d’euros ».

« Il n’existe pas de scénario où tout s’arrête d’un coup »

Qu’en sera-t-il alors pour les aoûtiens qui ne profiteront pas de ce nouveau dispositif pour leur départ en vacances ? « Il n’y aura pas de couperet, nous proposerons toujours quelque chose pour aider les automobilistes », indique un membre de l’exécutif, sans assurer que tous les rouleurs profiteront du même avantage qu’en juillet. « Il n’existe pas de scénario où tout s’arrête d’un coup, du jour au lendemain », rassure-t-on dans l’entourage d’Emmanuel Macron.

« En fonction des prix du baril, plusieurs solutions sont sur la table », poursuit un proche du président de la République. « Si les prix du baril sont toujours élevés, le nouveau gouvernement ne s’interdit également pas de prolonger le dispositif tel qu’il existe actuellement pendant quelques semaines ou mois », précise un haut fonctionnaire de Bercy, sans communiquer de tarif plancher. Mi-mars, la ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, avait assuré que cette « mesure d’urgence » n’avait pas vocation « à durer ».