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Inflation : les produits « premier prix » ont la faveur des Français

Les Français s’éloignent des produits de marque distributeurs « bio ». Avec l’inflation, ils privilégient des produits de marques de distributeurs (MDD) au détriment des grandes marques.

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Crédit: iStock.

L’inflation entre petit à petit dans la liste de courses des Français. Selon une étude du panéliste NielsenQ, relayée par BFM Business, de nombreux consommateurs se focalisent sur des produits de marques de distributeurs (MDD) au détriment des grandes marques.

Depuis début 2022, les ventes de produits de grandes marques ont reculé. En revanche, celles des MDD sont en hausse, après une année 2021 plutôt maussade. Les dynamiques sont toutefois différentes. Les marques distributeurs « standards » connaissent une augmentation de 0,2% sur les trois premiers mois de l’année, tandis que les produits « premier prix » voient leurs ventes grimper de 11% sur la même période.

L’étude démontre également que les Français s’éloignent des produits de marque distributeurs « bio ». Les ventes ont diminué de 4,9%. Il en est de même pour les produits labellisés « premium » (-3,4%). Les effets de l’inflation sur les consommateurs les poussent à revoir à la baisse les dépenses dans leurs achats.

Ces dernières semaines, le prix des pâtes a augmenté de 12,9%

Avec l’invasion de l’Ukraine par la Russie, les prix des céréales, de l’énergie, ont explosé. Un phénomène qui s’est accéléré au mois de mars, avec une inflation de +1,26% par rapport au même mois l’année précédente. Et les produits concernés sont de plus en plus nombreux. Alors que 68% avaient vu leurs prix augmenter en février, ils étaient 81% au mois de mars.

Les pâtes alimentaires, dont les prix ont augmenté de 12,9% selon le panéliste Iri, arrivent en tête. Suivent les desserts (+5,9%), l’huile (+4,5%) et la farine (+3,9%). Ces derniers jours, les ventes ont augmenté de plus de moitié pour les deux derniers.

Si des incertitudes subsistent notamment sur le blé ukrainien, les distributeurs français se veulent rassurants. « En France, aujourd’hui, il n’y a pas de pénurie pour la consommation courante et il n’y en aura pas jusqu’à l’été », affirmait ainsi début avril le président du comité stratégique E.Leclerc, Michel-Edouard Leclerc. « Des pâtes, il y en a. Pour l’huile de tournesol, nos stocks vont jusqu’à juin », avait-il ajouté.