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Billets d’avion : découvrez ces destinations dont le prix a chuté en dix ans

De manière générale, le prix des billets d’avion a baissé entre 2010 et 2021. C’est le cas pour Londres où le billet moyen coûte 79 euros aujourd’hui.

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Au fil des ans, certaines destinations ont vu leurs prix au départ de la France augmenter quand d’autres sont au contraire devenues bien plus accessibles. Pour répondre à ces questions, Liligo propose un tour d’horizon relayé par Le Parisien. Le site français accueille plus de 500.000 recherches au quotidien et permet de comparer en ligne les offres de 300 compagnies. Pour obtenir des conclusions, il a relevé 65 millions de prix de billets au départ de la France entre 2010 et 2021 pour déterminer le tarif moyen, année par année, des vingt destinations les plus prisées par les voyageurs.

De manière générale, le prix des billets a baissé entre 2010 et 2021. Sur les vingt destinations les plus fréquentées au départ de la France, seulement trois ont augmenté. « Cela s’explique par la baisse du baril de pétrole, qui se répercute en général sur le prix des billets avec un décalage de six mois, mais aussi par l’évolution globale du marché du tourisme, explique Guillaume Rostand, le directeur marketing de Liligo.com. Davantage de concurrence, d’acteurs, de rotations, cela fait baisser les prix. Ainsi pour des villes comme Barcelone (Espagne) ou Lisbonne (Portugal), on est passé de deux compagnies aériennes à cinq. »

79 euros pour un billet pour Londres

Londres prend la première place au classement des vols qui ont le plus baissé à propos des tarifs ces dix dernières années. En 2010, le billet moyen coûtait 161 euros contre 79 euros aujourd’hui au départ de la France. « L’Eurostar est un vrai substitut au départ de Paris mais, surtout, Londres est desservie par de nombreuses compagnies lowcost à forte fréquence et les lignes entre nos deux pays sont alimentées par une importante communauté anglo-saxonne. Il y a beaucoup d’offres. Cela fait baisser les prix », analyse Paul Chiambaretto, professeur associé de stratégie et marketing à la Montpellier Business School, spécialiste de l’économie de l’aérien.

Cette baisse des prix peut s’expliquer par l’entrée de nouveaux acteurs : compagnies low cost ou compagnies du Golfe. « Le nouvel entrant sur un marché protégé casse les prix pour récupérer des parts de marché. La surcapacité fait baisser les prix. C’est ce que l’on a pu observer par exemple quand Transavia est arrivé dans le bassin méditerranéen », ajoute Paul Chiambaretto.

Par exemple, les compagnies low cost long-courriers XL Airways et Norwegian ont permis de diminuer les tarifs des vols transatlantiques. « Entre sa création en 2016 et sa faillite pendant le Covid, grâce à un très grand nombre d’avions, Norwegian avait fait baisser les prix », précise Xavier Tytelman, consultant au cabinet Starbust.

New York pour moins de 500 euros en 2021

En quelques années, un vol pour New York est passé de 573 euros en 2015 à 461 euros en 2019 et 464 euros en 2021. Pareillement, sur les vols à destination de Saint-Denis de la Réunion, l’arrivée de French Bee a fait plonger les prix de 37 % en dix ans. Autre facteur de baisse : l’ouverture d’une destination aux touristes comme Medellin en Colombie (à 498 euros) ou Bogota (à 615 euros).

Dans les plus fortes augmentations, on retrouve Valence, Gérone, Grenade (Espagne), Fès, Agadir et Marrakech (Maroc), Cagliari (Italie). « Cela arrive quand la demande dépasse l’offre », assure Guillaume Rostand de Liligo. Le record : la ville turque Antalya, passée de 192 euros de prix de billet moyen à 361 euros, soit 89 % d’augmentation sur dix ans. « C’est une destination qui a explosé avec 15 millions de touristes en 2019. »