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Gaz russe : un arrêt des livraisons « plausible », selon la directrice d’Engie

Le refus des 27 de payer leurs importations de gaz en roubles, comme exigé par Vladimir Poutine, explique cette éventualité.

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Pour la directrice générale d’Engie, Catherine MacGregor, interrogée ce jeudi 5 mai au micro de RTL, l’arrêt des livraisons de gaz russe reste « plausible ». Un scénario redouté en Europe. Depuis plusieurs jours, cette situation touche déjà la Pologne et la Bulgarie, précise Le Figaro.

En effet, le refus des 27 de payer leurs importations en roubles, comme exigé par Vladimir Poutine, explique ces conséquences. La demande de Moscou de payer les achats en roubles est « une modification unilatérale et injustifiée des contrats et il est légitime de la rejeter », avait déclaré la commissaire européenne à l’Énergie, Kadri Simson. Pour le moment, « nous continuons à payer selon les termes du contrat », a ajouté Catherine MacGregor. Dans le courant du mois de mai, un nouveau paiement doit avoir lieu. Le moment sera alors venu de décider ou non de l’arrêt.

Les stocks plutôt élevés, à hauteur de 34% de remplissage

La cheffe d’entreprise a souhaité rester rassurante en ce qui concerne les conséquences d’une telle décision. Elle a ainsi rappelé que les conditions météorologiques étaient désormais plus clémentes et devraient continuer à aller dans le bon sens. Ce qui fait logiquement baisser la consommation.

En outre, « les stocks sont assez élevés », de l’ordre de 34% de remplissage, et des cargaisons supplémentaires « arrivent de façon massive » en provenance « de nombreux pays » comme le Qatar, les États-Unis ou encore l’Algérie. L’objectif fixé reste néanmoins de préparer dès maintenant l’hiver prochain. « Plus l’arrêt est tard (…), plus l’hiver prochain sera bien », a-t-elle indiqué.

Un embargo aura de toute façon des conséquences importantes pour l’Europe. Les prix du gaz, déjà très élevés, pourraient encore s’envoler, même si cela « reste difficile à chiffrer », a expliqué la directrice générale d’Engie. Enfin, « l’Europe va avoir du mal à se passer du gaz russe », un arrêt des livraisons entraînera inévitablement une hausse des « délestages ».