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Le pouvoir d’achat, préoccupation principale des Français… et d’Emmanuel Macron

À peine réélu, le chef de l’État va devoir clarifier ses positions pour solutionner les problèmes de pouvoir d’achat rencontrés par de nombreux citoyens.

Pouvoir d'achat
Crédit : iStock.

Agenda tendu pour le chef de l’État fraîchement réélu. Alors que la croissance stagne, que l’inflation se poursuit et que les prix des carburants grimpent de nouveau, Emmanuel Macron entame ce second mandat avec l’urgence de répondre à la problématique du pouvoir d’achat, première préoccupation des Français, rappelle Les Echos. Dans le même temps, les élections législatives se préparent et le président doit nommer un nouveau Premier ministre dans les jours à venir. Le calendrier est donc serré.

Projet de loi « pouvoir d’achat »

Et l’enjeu du pouvoir d’achat sera de taille. Le sujet fera d’ailleurs l’objet de discussions à l’occasion du dernier Conseil des ministres de ce premier quinquennat, mercredi 11 mai 2022. Mais pour les annonces concrètes, il faudra attendre l’été et le projet de loi « pouvoir d’achat » évoqué durant la campagne. Dans un premier temps, le président souhaite réaffirmer les mesures mises en place ces derniers mois, notamment en raison du conflit qui touche l’Ukraine (indemnité inflation, remise à la pompe…). L’exécutif souhaite ainsi démontrer qu’il a agi en faveur du portefeuille des Français. Mais également couper l’herbe sous le pied aux oppositions qui pourraient, avec leurs propositions, séduire de nombreux électeurs à l’occasion des législatives. Comme Jean-Luc Mélenchon, qui propose de baisser la TVA ou de bloquer les prix de certains produits.

Outre ce projet de loi, Emmanuel Macron avait promis, durant sa campagne, que le bouclier sur les prix du gaz et de l’électricité et la ristourne sur les prix à la pompe seraient maintenus. Tout comme la prime pour les salariés (prime Macron), l’indexation des retraites et l’allègement des charges des indépendants, rappelle le média. Sans compter qu’il faudra viser loin pour anticiper le scénario qui se profile, une inflation à long terme.

La réponse pourrait se traduire par la distribution d’un « chèque alimentaire de 50 à 60 euros par mois » pour les bénéficiaires des minimas sociaux, a expliqué Richard Ferrand, le président de l’Assemblée nationale, la semaine dernière sur France3. Une proposition qui trouve son origine dans la Convention citoyenne pour le climat. Pour l’instant, aucun périmètre clair ne permet de déterminer la potentielle mise en place de cette aide.