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Taxe sur les ordures ménagères : des augmentations d’au moins 5% dans plus de 75% des communes

Chaque année, la taxe des ordures ménagères est revue par les collectivités au printemps, à l’occasion du vote des budgets. Détails.

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Crédit: iStock.

Un poids de plus s’annonce dans le budget des ménages. C’est en tout cas ce que traduit un sondage de l’association Amorce, le réseau national des territoires engagés dans la transition énergétique relayé par France Bleu, mercredi 11 mai. Celui-ci explique que plus de 75% des communes françaises vont rehausser le prix de la taxe des ordures ménagères, d’au moins 5%. De plus, une collectivité sur deux songe également à une hausse de 10%, détaille l’enquête. Chaque année, le taux de cette taxe payée par les propriétaires, en complément de la taxe foncière est revu par les collectivités (mairies ou agglomérations) au printemps, à l’occasion du vote des budgets.

Conséquence de la guerre en Ukraine 

Et la guerre en Ukraine n’est pas étrangère à cette augmentation. En effet, la hausse des coûts de l’énergie dont découle le conflit provoque une flambée du carburant des camions qui coûte plus cher. Aussi, l’électricité nécessaire au bon fonctionnement des centres de tris gonfle les dépenses des collectivités. Outre la taxe sur les ordures ménagères, il existe aussi la taxe sur les activités polluantes, instituée par le gouvernement et payée par les collectivités locales. Chaque année, 600 millions d’euros de recettes sont ainsi récoltées par l’Etat concernant cette taxe sur le stockage et l’élimination des déchets. Le prix de la tonne a plus que doublé en trois ans, passant de 25 à 54 euros la tonne. Un coût en plus qui se répercute sur les ménages.

Et il ne s’agit pas de la seule augmentation de taxe. D’ailleurs, entre 2010 et 2020, la taxe foncière des ménages a augmenté d’un peu plus de 28% en moyenne. Soit « trois fois plus que l’inflation ou les loyers », estime l’Union nationale des propriétaires immobiliers, qui a rédigé une étude à ce sujet en octobre 2021. « Cette hausse résulte de la conjonction de deux augmentations : celle des valeurs locatives(revalorisation automatique de 6,1% en cinq ans) et celle des taux votés par les collectivités territoriales », selon l’UNPI. Christophe Demerson qui la préside regrette « une solution de facilité » de la part des élus locaux qui ont « besoin de recettes et se tournent vers les propriétaires ».