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Vie pratique : mais au fait, c’est quoi une ZFE ?

Une ZFE vise à protéger les populations dans les zones denses les plus polluées ou sensibles dans plus de 200 villes ou métropoles européennes.

ZFE
Crédit : iStock.

Il s’agit d’un dispositif qui concerne des milliers de véhicules. A terme, il devrait exclure les véhicules jugés trop polluants des grandes agglomérations Françaises. Pourtant, au regard d’une étude OpinionWay pour le loueur Enterprise, relayée par BFMTV, celui-ci reste méconnu pour une grande majorité de Français. Ainsi, si 57% des conducteurs réguliers ont déjà entendu parler des zones à faible émission (ZFE), seulement 28% d’entre eux connaissent réellement l’essence du dispositif.

Paradoxalement, la voiture a une place importante dans le quotidien des Français. Parmi les 90% de Français qui sont propriétaires d’un véhicule, 79% indiquent l’utiliser plusieurs fois par semaine. Mais il existe des disparités territoriales car plus la densité de population est grande, moins la voiture est utilisée alors qu’à l’inverse, plus elle est faible, plus les gens utilisent leur voiture régulièrement.

Une ZFE au portefeuille

Pour la plupart des véhicules, c’est le thermique qui est toujours préféré à l’électrique ou à l’hybride. « En effet, 42% des conducteurs quotidiens roulent au diesel et 36% roulent à l’essence, loin devant une minorité d’automobilistes qui ont choisi de rouler en « véhicule propre » (véhicules hybrides et électriques), qui regroupent à eux deux seulement 7% de conducteurs », explique le communiqué d’Enterprise. Les atouts de ces zones semblent bien assimilés. Ainsi, 73% des conducteurs réguliers jugent que ce dispositif permet de réduire le nombre de véhicules sur la route. Pour 67%, cela permet de (re)créer « un environnement urbain moins pollué ».

Et même si l’étau se resserre progressivement sur les automobilistes évoluant autour ou dans des ZFE, aucun électrochoc n’a permis d’inverser significativement les courbes de ventes. Même les aides de l’Etat n’ont pu y faire grand chose. Pour l’instant, il n’y a eu aucune verbalisation, et d’ailleurs les conducteurs ne sont pas vraiment informés qu’ils peuvent être assujettis à une amende en cas de non-respect des règles. Ainsi, seuls 55% des automobilistes sont au courant. Mais seuls 7% connaissent le coût de 450 euros que cela peut engendrer.