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Vacances d’été : les professionnels ne prévoient pas de pénurie de carburant

Les professionnels français comme le gouvernement se montrent rassurants sur l’approvisionnement cet été.

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iStock

« Lorsque la saison des vacances débutera en Europe et aux États-Unis, la demande en carburant augmentera. Il pourrait alors y avoir des pénuries : par exemple de diesel, d’essence ou de kérosène, surtout en Europe », a alerté auprès du Spiegel le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE), Fatih Birol. En cause ? La crise énergétique sans précédent depuis l’invasion de l’Ukraine par la Russie, un producteur majeur d’hydrocarbures, mais aussi de produits pétroliers raffinés comme le gazole.

Pourtant, de leur côté, les professionnels français se veulent plutôt rassurants. « Nous ne prévoyons pas de pénurie en France, ni en pétrole brut, ni en gazole », souligne Olivier Gantois, président de l’Ufip Énergies et Mobilités, qui regroupe les grands groupes pétroliers en France. « Les approvisionnements sont déjà organisés. Heureusement, on n’attend pas le 3 juillet pour se demander si on va avoir du carburant pour les stations-service pour le week-end qui suit », précise-t-il.

D’autres sources d’approvisionnement

Les acteurs avaient eu le temps de se préparer à un embargo, qui ne sera d’ailleurs mis en place que progressivement, ajoute Francis Pousse, président de la branche Stations-service et énergies nouvelles de Mobilians, organisation professionnelle du secteur automobile. « L’ensemble de la filière cherche et trouve d’autres sources d’approvisionnement puisque ça fait deux mois que l’on sait que cela va se passer », affirme-t-il, en faisant allusion aux longues discussions des Européens avant de parvenir à un compromis sur un embargo progressif. 

« Aujourd’hui, le pétrole continue d’être importé » de Russie, a aussi rappelé la ministre de la Transition énergétique, Agnès Pannier-Runacher, sur Franceinfo. « Nous remplaçons au fil de l’eau, on n’a pas vocation à diminuer brutalement nos importations de pétrole » mais à les « diversifier », a-t-elle souligné. La ministre a aussi rappelé l’existence de stockages stratégiques de brut et de produits finis, qui représentent normalement 29,5 % des volumes consommés en une année, soit plus de trois mois.