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Carburants : malgré la remise, le gazole retrouve son niveau record

Le litre de gazole valait en moyenne 2,1345 euros la semaine dernière, en hausse de 6,51 centimes sur la semaine précédente.

gazole
Crédit : iStock.

Le prix du gazole vendu dans les stations-service françaises a continué sa progression la semaine dernière, tandis que les essences refluaient légèrement mais à des niveaux très élevés, selon les derniers chiffres officiels publiés lundi 20 juin. Le litre de gazole valait en moyenne 2,1345 euros la semaine dernière, en hausse de 6,51 centimes sur la semaine précédente, selon des chiffres arrêtés, vendredi 17 juin, par le ministère de la Transition énergétique. Ce prix élevé tient compte de la ristourne gouvernementale de 18 centimes le litre (en métropole continentale) à la pompe, qui doit durer jusqu’en août.

Le gazole avait toutefois déjà été plus cher cette année, lors de la semaine achevée le 11 mars (2,1407 euros en moyenne). Du côté de l’essence, le super sans plomb 95 a très légèrement reflué à 2,1290 euros (-0,19 centime). Le super sans plomb 95-E10 a atteint pour sa part 2,0866 euros (-0,94 centime).

Ces prix élevés s’inscrivent dans un contexte d’augmentation globale des cours de l’énergie sur fond de guerre en Ukraine, de difficultés d’approvisionnement et d’inflation galopante, alors que l’Union européenne se prépare à cesser les achats de pétrole et de gazole russes.

« Des perspectives économiques dégradées »

Pour l’essence, la tendance s’inverse. Après plusieurs semaines de flambée des prix, le SP95, le SP95-E10 et le SP98 voient leur facture stagner. Néanmoins, ils restent largement au-dessus des deux euros le litre. Un record, là encore atteint malgré les mesures déployées par l’exécutif.

Une partie de la dynamique actuelle peut s’expliquer par le léger recul de la matière première sur les marchés. Après avoir atteint un pic le 8 juin à 124 dollars, le baril de Brent a vu son prix baisser la semaine dernière, jusqu’à atteindre 113 dollars vendredi. Ce lundi après-midi, il s’affichait à environ 112,4 dollars. L’instabilité, les « perspectives économiques dégradées » et la « résistance des exportations russes de pétrole aux sanctions occidentales » ont pu jouer, précise l’ingénieur économiste Guy Maisonnier, dans une note pour l’IFPEN, relayée par Le Figaro.

La flambée des prix à la pompe a lieu aussi bien aux États-Unis qu’au Royaume-Uni, en passant par l’Union européenne. En France, l’exécutif compte mettre en place de nouvelles mesures dans les prochains mois et garder la remise au litre jusqu’en août inclus. Mais les résultats mitigés d’Emmanuel Macron aux élections législatives, aboutissant à une Assemblée divisée, pourraient compliquer la tâche.