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Tickets resto, chèques vacances… les alternatives au report des hausses de salaires

Des dispositifs comme le ticket restaurant ou les aides à la mobilité permettent de compenser le report des hausses de salaires.

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crédit : iStock

Les hausses de salaires, ce n’est pas pour tout de suite. Les salariés, touchés par l’inflation, ont été invités à attendre les prochaines négociations annuelles de fin d’année. Pour rappel, quand un patron verse 100 euros de prime à un employé, cela coûte en réalité 178 euros à l’entreprise, une fois les charges salariales et patronales versées. De son côté, le salarié ne touchera que 73 euros après impôt, s’il est imposable. Le prix à payer est trop cher. Heureusement, il existe des alternatives pour compenser l’absence d’augmentation de salaires. Le Parisien fait le point.

Le premier, connu de tous, c’est le ticket restaurant. Un dispositif financé en partie par l’employeur et en partie par le salarié. Avec ce système, le chef d’entreprise prend en charge entre 50 et 60 % de la valeur du titre restaurant. Et ce, dans une limite de 5,55 euros. « Si l’employeur paie 50 %, le montant maximum du titre sera de 11,10 € et si l’employeur paie 60 % du titre, le montant sera de 9,25 € », affirme une étude de Worklife, une société spécialisée dans les avantages salariés. Légalement, un salarié bénéficie d’un titre restaurant par jour de travail effectué. Soit 220 jours maximum par an pour un temps plein.

Un forfait mobilité durable, jusqu’à 500 euros par an et par salarié

Autre option : les indemnités de télétravail. Il arrive qu’un employeur verse 20 euros par mois et par salarié pour deux jours de télétravail par semaine (dans la limite de 50 euros mensuels pour les salariés qui travaillent 5 jours sur 7 en télétravail). Attention, la loi impose des plafonds.

Également, les aides à la mobilité. Les salariés se déplaçant à vélo, en trottinette ou en véhicule électrique peuvent se voir proposer un forfait mobilité durable par leur employeur. Jusqu’à 500 euros par an et par salarié sans charges. Alors que les prix du carburant n’ont jamais été aussi élevés, des indemnités kilométriques peuvent aussi être remboursées aux employés qui justifient d’allers-retours domicile-travail en voiture. « Selon l’Urssaf, ce déplacement peut entrer dans ce cadre s’il est avéré que le salarié doit prendre son véhicule personnel pour travailler en raison de problèmes d’horaires ne lui permettant pas de prendre les transports en commun ou si ces transports ne lui permettent pas de se rendre à proximité de son lieu de travail », indique l’étude.

L’entreprise est également en mesure de proposer une aide sous la forme de Cesu (Chèque emploi service universel) qui peut permettre notamment de payer la nourrice ou la femme de ménage. Elle bénéficie d’une exonération de charges sociales dans la limite de 1.830 euros annuels par salarié et profite en plus de 25 % de crédit d’impôt plafonné à 500.000 euros par an par entreprise.

De nombreux dispositifs d’épargne salariale

Les chèques vacances sont une autre solution. L’employeur peut prendre en charge jusqu’à 490 euros par an de chèques vacances par salarié sans verser de cotisations. Il peut également financer jusqu’à 80 % de leur montant lorsque la rémunération du salarié atteint au maximum 3.428 euros brut par mois. C’est 50 % pour les salaires supérieurs. Enfin, des chèques ou bons cadeaux peuvent être distribués dans la limite de 171 euros par an. Ce montant était de 343 euros en 2020 et de 250 euros en 2021.

Des dispositifs d’épargne salariale existent aussi comme l’intéressement, la participation, l’abondement, le plan d’épargne entreprise (PEE) et le plan d’épargne retraite collectif (PER collectif). Ces derniers augmentent les revenus des salariés, tout en permettant aux entreprises de bénéficier d’exonérations.