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Inflation : les salaires des cadres en hausse en 2022

Alors que l’inflation continue de galoper, les cadres ont pu bénéficier d’augmentation de salaires en 2022. Mais pas tous. Explications.

pouvoir d'achat
crédit : iStock

Tous les Français sont préoccupés par leur pouvoir d’achat, y compris les cadres. Dans un cadre inflationniste, les employeurs ont dû réagir. À tel point que les cadres étaient 41% à avoir reçu une augmentation salariale au mois de mai dernier, selon le baromètre 2022 de la rémunération des cadres de l’Association pour l’emploi des cadres (Apec), publié ce jeudi et relayé par Les Echos. Sur l’ensemble de 2021, la hausse s’élevait à 46%. Ce qui indique que l’année devrait être bonne pour les cadres. « 60 % des cadres pourraient être augmentés en 2022 », anticipe le directeur général de l’Apec, Gilles Gateau.

Mais cela risque de ne pas être suffisant. Avec le contexte d’inflation déjà évoqué notamment, d’autant plus que tout le monde n’a pas été logé à la même enseigne. 29% des moins de 35 ans n’ont pas eu de progression de salaire, soit 5 points de plus sur un an. Car les négociations annuelles obligatoires (NAO) ne concernent pas les cadres pour qui les augmentations s’évaluent au cas par cas. En deux ans, leur rémunération médiane a néanmoins progressé de 2% sur un an pour atteindre 51.000 euros l’an dernier. Après l’année blanche de 2020, placée sous le signe du Covid, 2021 a été plus bénéfique au cadre qui ont été quasiment aussi nombreux qu’en 2019 à avoir été augmentés (46% contre 48%).

Besoin d’augmentations face à l’inflation

Deux tiers de ceux qui ont changé d’entreprise sans bénéficier du chômage ont été augmentés.Comme toujours, la mobilité externe est restée payante. Deux cadres sur trois ayant changé d’entreprise sans passer par la case chômage ont vu leur rémunération grimper. Mais les employeurs ne se sont pas arrêtés là. Pour chouchouter leurs cadres, ils ont récompensé les mobilités internes par des hausses de salaire.

Si l’étude met en avant un meilleur traitement des moins de 30 ans, davantage impactés par la crise, elle pointe également des lacunes en termes d’égalité homme-femme. Ainsi, « à profil et poste équivalent, un écart de salaire de 7 % demeure », stipule l’Apec. Peu importe l’expérience.