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Prix du carburant : l’aide aux salariés pourrait être élargie

Bruno Le Maire a affirmé lundi 4 juillet qu’une aide supplémentaire sur le prix du carburant pourrait être attribuée aux travailleurs utilisant leur véhicule, sous des conditions de revenus assez larges.

carburant

Depuis plusieurs semaines, le gouvernement affine les mesures qui devraient être présentées dans son projet de loi pour le pouvoir d’achat. Parmi les idées pour lutter contre les conséquences de l’inflation, une aide concernant les prix du carburant. Reconduit dans ses fonctions de ministre de l’Économie lors du remaniement du lundi 4 juillet, Bruno Le Maire a annoncé que ce geste pourrait être élargi, rapporte Les Échos. L’exécutif souhaiterait notamment viser les actifs utilisant leur véhicule pour se rendre au travail et aux revenus plutôt faibles.

Le carburant moins cher pour des millions de travailleurs

Le niveau de rémunération semble avoir pris le pas, dans l’esprit du ministre, sur la notion de « gros rouleur » d’abord évoquée. « Cette indemnisation concernerait tous ceux qui travaillent, tous ceux qui sont obligés de prendre leur voiture pour aller travailler » et « évidemment concernerait ceux qui ont des revenus moyens ou faibles », a détaillé le ministre.

Le gouvernement avait déjà mis en place une réduction de 18 centimes par litre de carburant. Le dispositif a été prolongé jusqu’à la fin de l’été, et pourrait encore être reconduit. Mais concernant cette aide, Bruno Le Maire a également évoqué une « indemnisation plus généreuse » pour « les travailleurs, alternants, qui font 30 à 40 kilomètres par jour pour se rendre sur leur lieu d’alternance ou leur lieu de travail ». Reste à savoir qui seront les travailleurs concernés.

Dans une Assemblée nationale sans majorité absolue, l’exécutif devra trouver des alliés pour faire voter son projet. Bruno Le Maire s’est donc montré assez ouvert sur les contours envisageables, et est prêt à aller « jusqu’au 4e, 5e ou 6e décile » de revenus, soit « ceux qui gagnent jusqu’à 1.500, 1.600 ou 1.800 euros par mois ». Cela concernerait alors plusieurs millions de personnes. Le projet de loi doit être débattu en juillet.