Se connecter S’abonner

Fin du bouclier énergétique : et après ?

Fin du bouclier énergétique
Pixabay / Engin_Akyurt

La fin du bouclier énergétique, c’est pour bientôt. Et alors que l’inflation continue de galoper, le gouvernement réfléchit actuellement à des solutions pour venir en aide aux Français les plus modestes. Mais l’équation n’est pas facile à résoudre car il tente, en même temps, de réduire les dépenses publiques. L’une des réponses apportées pourrait être un remplacement du bouclier tarifaire sur le prix de l’énergie par des aides plus ciblées. Et ce, dès le 1er janvier 2023, rapporte Les Echos.

« On ne va pas exposer les Français les plus modestes à des hausses inconsidérées du prix de l’énergie », a affirmé Elisabeth Borne, à l’occasion des Rencontres économiques qui se sont tenues à Aix-en-Provence le week-end dernier. « S’il n’y avait pas de bouclier » sur le prix du gaz ni de plafonnement sur les prix de l’électricité, « l’électricité serait un tiers plus chère, et le gaz 45 à 50 % » plus élevé, a précisé la Première ministre.

Fin du bouclier énergétique en décembre

« On n’imagine pas demander aux Français, à commencer par les Français modestes, de payer leur gaz 45 % plus cher ou leur électricité un tiers plus chère », a ajouté la cheffe du gouvernement. Elle a estimé qu’au regard de ce que coûte le bouclier tarifaire pour l’Etat, « il faut passer de mécanismes généraux à des mécanismes plus ciblés », a jugé Elisabeth Borne.

La forme que prendront ces aides ciblées reste encore un peu floue. Il se pourrait qu’une d’entre elles se matérialise par une indemnité versée aux salariés qui se rendent au travail, à compter du mois d’octobre. Cette mesure viendrait ainsi remplacer la remise à la pompe de 18 centimes sur le prix du carburant, toujours en vigueur et qui se terminera en décembre. Mais la possibilité de surproduits de la part des énergéticiens n’est pas à écarter. « Beaucoup de nos voisins ont mis en place des mécanismes pour taxer ces surprofits », mais « on n’est pas dans la même situation » en France, a ainsi déclaré Elisabeth Borne.

D’un côté, « EDF a des difficultés de production aujourd’hui sur son parc nucléaire et on importe massivement » de l’électricité depuis l’étranger, a expliqué la Première ministre rejetant de facto des « surprofits » pour l’entreprise. De l’autre, « on a des compagnies pétrolières qui ont des activités de distribution en France (mais) qui ne dégagent pas de super-profits », a-t-elle ajouté.