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Insolite : il veut récupérer ses 8.000 bitcoins dans une décharge

Perdus en 2013, ces quelque 8.000 bitcoins correspondent aujourd’hui à 170 millions de dollars. Le propriétaire du butin a dressé plusieurs scénarios relevant de l’insolite pour les récupérer.

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Crédit: iStock.

C’est une histoire insolite qui fait grand bruit outre-Manche. Alors qu’il a perdu 8.000 bitcoins en 2013, James Howells, un Gallois de 36 ans souhaite remettre la main dessus. Il affirme qu’en 2013, il était en possession de deux disques durs. Sur l’un d’entre eux, une clé privée contenant ses 8.000 unités de cryptomonnaie, minés en 2009, explique BFMTV. Sur un malentendu, cette clé privée est jetée dans la décharge de sa commune. S’il la retrouvait, il serait aujourd’hui à la tête d’une fortune de plus de 170 millions de dollars.

Un plan à 11 millions de dollars

À plusieurs reprises, le conseil municipal de Newport, dont il est natif, lui a refusé de creuser, notamment en raison du coût que cela pourrait engendrer. Mais aussi en raison des dommages environnementaux provoqués par de telles fouilles. Mais deux scénarios, exposés dans Business Insider, sont envisagés par James Howells. Dans le premier cas de figure, il faudrait creuser plus de 110.000 tonnes de déchets durant trois ans, pour la somme de 11 millions de dollars. Ou 6 millions de dollars sur une durée de 18 mois. Le principal intéressé souhaite s’entourer de 8 experts pour y parvenir.

« Après l’excavation, les ordures seraient nettoyées et autant que possible recyclées, a promis Howells. Le reste serait ré-enterré », ajoute-t-il auprès du magazine américain. Mais le conseil municipal n’est pas d’accord. « Ses propositions présentent un risque écologique important, que nous ne pouvons pas accepter et que les termes de notre permis nous empêchent d’envisager », selon les propos d’un conseiller municipal.

S’il retrouve son disque dur, James Howells sait déjà ce qu’il fera de ses actifs enterrés. Il en conserverait 30%, en donnerait un tiers à l’équipe de récupération. Les investisseurs, eux, percevront 30% et le reste sera reversé à des associations locales. Et James Howells est déterminé à ne rien lâcher. Enfin, si la municipalité refuse, il n’exclut pas de l’attaquer en justice.