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Deux ans après, le télétravail ne fait plus l’unanimité

Selon une étude menée en France, en Italie et en Allemagne, auprès de 3.000 employés, le télétravail provoquerait la perte de liens sociaux et la disparition des barrières entre vie professionnelle et vie privée.

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Crédit: iStock.

Selon une nouvelle étude menée en France, en Italie et en Allemagne par Allianz-Trade, le télétravail n’a plus la même cote qu’auparavant. Plus de 3.000 employés ont été interrogés à cette occasion, indique Le Figaro. Si ces derniers apprécient toujours autant la baisse des temps de trajet et la flexibilité qu’il procure, ils ciblent la perte de liens sociaux et la disparition des barrières entre vie professionnelle et vie privée.

Malgré cette forme de lassitude, le télétravail progresse. Dans les trois pays concernés, le nombre de personnes interrogées expliquant que leur travail « ne leur permet pas » d’être à distance diminue (entre 2 et 6%). Cependant, des disparités existent. En Allemagne, l’impossibilité de télétravailler touche 41% des Allemands. C’est en revanche une majorité en Italie (51% d’Italiens) et en France (54% de Français).

Manque d’interaction, perte de productivité

Autre donnée intéressante : le nombre d’employés souhaitant rester à domicile stagne, voire se réduit. Outre-Rhin, ils ne sont plus qu’un cinquième à vouloir de ce mode de fonctionnement. C’était un quart un an plus tôt. En Italie, ce chiffre stagne autour de 15%. Enfin, en France, il progresse légèrement mais reste à un niveau assez faible, autour de 10%.

Depuis deux ans, les salariés prennent de plus en plus conscience des limites du télétravail. Premièrement, 30% des répondants pointent du doigt le manque d’interaction. Ils ciblent aussi la confusion possible entre la vie professionnelle et la vie privée ou encore la perte de productivité.

L’étude d’Allianz-Trade pointe également les difficultés d’accès à Internet ou de maîtrise de l’outil numérique, ce qui peut créer des inégalités et renforcer les écarts d’apprentissages entre salariés. Cela demande parfois aux entreprises d’élaborer une nouvelle organisation du travail.