Se connecter S’abonner

Restauration scolaire : des tarifs plus élevés dès la rentrée ?

Ce sont les municipalités qui fixent les tarifs de restauration scolaire. Le refus des augmentations n’entraine pas forcément une annulation du contrat.

restauration scolaire
Crédit: iStock.

Nouveau coup dur pour le pouvoir d’achat des Français. En effet, le secteur de la restauration scolaire pourrait être soumis à de nouvelles augmentations. Et ce, un an après une première hausse de 4%. Désormais, les prix pourraient grimper de 7%. C’est en tout cas ce que réclame la branche d’activités aux mairies. Le tout, dans le but de compenser l’inflation de certains produits et l’augmentation des salaires. Pour les élus, il est urgent de s’adapter. « Aujourd’hui, ce qui serait jouable, c’est une augmentation a minima autour de 7% en sachant qu’on a une inflation de 6,1% sur l’ensemble des produits et de 10% pour certains d’entre eux » précise, Esther Kalonji, secrétaire générale du Syndicat national de la restauration collective (SNRC), auprès de BFM Business.

Si ces contrats pluriannuels prévoient des clauses de revoyure, en ce qui concerne la situation inédite liée à l’inflation, « les mécanismes de révision ne la prennent pas en compte », ajoute-t-elle. Pourtant loin d’être sourds à ces demandes, les élus s’interrogent. En effet, ce sont les municipalités qui fixent les tarifs de restauration scolaire. Le refus des augmentations n’entraine pas forcément une annulation du contrat. « Nos entreprises ne peuvent se désengager des contrats signés » qui s’échelonnent sur des périodes de 3 à 5 ans. En d’autres termes, un prestataire ne pourra pas cesser ses livraisons de repas instantanément. « Mais on ne peut pas travailler à perte, on demande donc que si un donneur d’ordre refuse une augmentation, on puisse se désengager » prévient Esther Kalonji.

50% des élèves bénéficiaires de la restauration scolaire

Certaines municipalités, à l’image d’Ajaccio et de Libourne ont fait le choix d’absorber les hausses avec le budget de la ville. D’autres « ont déjà augmenté les tarifs facturés aux familles en septembre », rappelle Jean-Philippe Dugoin-Clément, vice-président de l’Association des maires d’Île-de-France (Amif) et maire UDI de Mennecy.

Une autre solution se trouve peut-être dans la réduction du prix unitaire grâce à des modifications de l’offre. Ou enfin dans le changement des recettes et dans la diminution du poids des portions. Le tout en continuant de respecter les normes nutritionnelles auxquelles sont soumises les cantines scolaires.

En France, près de 50% des élèves (soit 6 millions d’enfants et d’ados) mangent à la cantine. Chaque année, environ un milliard de repas sont servis.