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Le prix des restaurants d’entreprise devrait augmenter

Avec la guerre en Ukraine et une reprise économique post-Covid délicate, les prix dans le secteur alimentaire n’en finissent plus de grimper.

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Crédit: iStock.

Une mauvaise nouvelle pour de nombreux salariés. Le prix de la restauration d’entreprise pourrait bien augmenter en raison de la hausse généralisée des prix et notamment dans le secteur alimentaire, précise Midi Libre. Les sociétés en charge des repas vont devoir pousser sur les prix.

« Nous pensions que 2022 marquerait le retour de la profitabilité mais nous avons à affronter désormais la catastrophe de l’inflation. Chez nous, c’est 300.000 euros d’électricité en plus cette année », précise à Ouest France, Emmanuel Saulou, directeur de la société Restoria, spécialisée dans la production de repas. 

Avec la guerre en Ukraine et une reprise économique post-Covid délicate, les prix n’en finissent plus de grimper. L’énergie, l’alimentaire… tous les secteurs sont touchés. À l’image des viandes, dont le prix a flambé depuis de nombreux mois. De plus, les entreprises de restauration doivent se confronter à la poussée du coût des frais fixes. Les factures sont toujours plus importantes. 

Renégocier les contrats

Le secteur de la restauration à destination des professionnels se retrouve contraint de renégocier les contrats avec les entreprises. Or, ces négociations interviennent à date fixe. Mais la situation nécessite une action urgente. « La crise inflationniste actuelle s’installe dans la durée, elle nécessite donc de la part des co-contractants de rouvrir des négociations pour prendre en charge ces imprévus économiques », souligne Esther Kalonji, déléguée générale du Syndicat national de la restauration collective (SNRC). 

Une revalorisation de l’ordre de 7 % serait acceptable pour la représentante. Une question reste en revanche en suspens : comment supporter le coût d’une nouvelle hausse ? La décision reviendra aux entreprises qui délèguent la production de repas à d’autres sociétés. Ces dernières pourront alors décider d’absorber les hausses ou de les répercuter sur les salariés.