Se connecter S’abonner

Gaz : les particuliers ont diminué leur consommation depuis la guerre en Ukraine

« A priori, on ne manquera pas de gaz, sauf, sauf, sauf si on a besoin de beaucoup plus de gaz, parce que le climat est extrêmement froid et que notre production d’électricité par d’autres moyens que le gaz est affaiblie », a expliqué Catherine MacGregor, directrice générale d’Engie.

flambée des coûts de l'énergie

La consommation de gaz des particuliers en France a baissé « d’environ 4 à 5% » depuis la guerre en Ukraine, a indiqué vendredi la directrice générale d’Engie, Catherine MacGregor, qui s’est dite « relativement sereine » quant à la situation du gaz en France pour l’hiver prochain. « Je suis plutôt très encouragée quand je regarde la base de mes clients particuliers. Aujourd’hui, la consommation d’énergie a baissé d’environ 4 à 5%. (…) On voit déjà des signaux de demande où les gens commencent à faire attention, et ça c’est très encourageant », a déclaré la patronne du premier fournisseur de gaz en France, ex-GDF Suez, à l’antenne de la radio RTL.

Elle a toutefois appelé les pouvoirs publics « à continuer à cibler les aides, en particulier auprès de nos clients précaires ». La dirigeante n’a pas précisé les périodes exactes de comparaison pour cette baisse de consommation.

« A priori, on ne manquera pas de gaz »

Concernant les entreprises, elle a également observé une baisse de la demande, parfois dictée par la nécessité de sauvegarder l’entreprise : « un certain montant de cette baisse, c’est parce que les industries font plus attention et puis on commence à voir des entreprises qui sont affectées et qui ferment leurs moyens de production, c’est évidemment un sujet d’inquiétude », a déclaré Mme MacGregor, alors que certains industriels, notamment du secteur verrier très gourmand en énergie, ont annoncé des arrêts de production.

« Depuis la guerre en Ukraine, nous avons pris, tous les acteurs, un nombre de mesures très important pour diversifier nos approvisionnements, pour s’assurer que nos terminaux d’importation marchaient au maximum et bien sûr, pour remplir nos stockages le plus possible, donc aujourd’hui on est plutôt relativement serein sur la situation du gaz en France », a assuré Mme MacGregor, alors que l’exécutif réunit vendredi un conseil de défense consacré à l’approvisionnement en gaz et en électricité de la France. « Il n’empêche que nous avons bien sûr souligné que le système énergétique en Europe et donc en France était quand même sous tension, et qu’il fallait faire attention », a ajouté la dirigeante.

« A priori, on ne manquera pas de gaz, sauf, sauf, sauf si on a besoin de beaucoup plus de gaz, parce que le climat est extrêmement froid et que notre production d’électricité par d’autres moyens que le gaz est affaiblie, auquel cas on va plus utiliser le gaz pour la production d’électricité et on pourrait avoir un scénario plus tendu », a-t-elle souligné, insistant sur la nécessité de faire preuve de « sobriété ». Les stocks français de gaz sont remplis à 93%, a précisé la dirigeante, se disant très confiante pour atteindre l’objectif de 100% au début de l’hiver.