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Emploi : 305.000 créations nettes envisagées pour 2022 en France

Pour rappel, en 2021, l’année post-confinement avait atteint des records avec 970.000 emplois créés, indique l’Insee.

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Crédit : iStock.

En 2022, les créations nettes d’emploi auront tenu le choc. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (Insee), la France devrait conclure l’année avec un solde positif de 305.000 emplois créés, indique Le Parisien. Un résultat satisfaisant grâce aux créations d’emploi salarié. Elles se sont élevées à 187.000 au premier semestre, et 58.000 sont prévues pour le second. Les contrats d’alternance ont dynamisé les chiffres. Selon l’Insee, pour le troisième trimestre, l’alternance représente un tiers des emplois créés.

Pour rappel, en 2021, l’année post-confinement avait atteint des records avec 970.000 emplois créés. Mais cela n’a pas empêché de nombreuses entreprises de connaître des difficultés à trouver des employés. Les plus hauts niveaux ont été atteints dans le bâtiment (82 %). Au final, l’Insee estime que le taux de chômage en 2022 devrait avoisiner 7,4 %.

Des inquiétudes liées à la guerre en Ukraine

Cependant, sur le plan international, l’Insee prévoit un ralentissement économique mondial. Si la France doit bénéficier encore d’un léger effet rattrapage post-Covid, les inquiétudes liées à la guerre en Ukraine et aux problèmes d’approvisionnement en électricité et en gaz affectent le moral des entreprises et des consommateurs.

Et pourtant, en moyenne, en 2022 par rapport à 2021, le pouvoir d’achat des Français devrait se stabiliser grâce aux mesures gouvernementales comme le bouclier énergétique ou les chèques énergie. Au final, l’institut table sur une croissance annuelle de 2,6 % pour 2022, dont seulement 0,2 % au troisième trimestre de cette année et 0 % au quatrième.

Comment envisager 2023 ? « Les anticipations économiques s’assombrissent mais les indicateurs actuels restent bons. Avec une politique budgétaire qui continue de soutenir très fortement la consommation, l’économie continuera d’être stimulée », indique Anne-Sophie Alsif, cheffe économiste au cabinet de conseil BDO France. Pour 2023, l’économiste prédit une croissance de 1,1 %, proche de celle de Bercy. Mais de nombreux aléas comme l’impact sur les prix des énergies sont à prendre en compte dans les prochains mois. « Tout dépendra aussi des politiques monétaires, estime Anne-Sophie Alsif. Si les taux d’intérêt augmentent trop afin de lutter contre l’inflation, cela pourrait obliger certains pays à de la rigueur budgétaire. »