Se connecter S’abonner

Plan de sobriété énergétique : jusqu’à 1.300 euros d’économies par an ?

Entre l’utilisation du covoiturage et la baisse de 1°C de la température moyenne du chauffage, les Français peuvent espérer faire des économies.

sobriété enérgétique
Crédit: iStock.

Le gouvernement vient de dévoiler son plan de sobriété énergétique. Le cabinet de conseil Asterès en a profité pour publier ses estimations quant aux gains de pouvoir d’achat que pourraient obtenir les ménages en suivant la feuille de route. Il chiffre ces gains de pouvoir d’achat annuel à 3,4 %, soit 1.312 euros, indique BFMTV.

Le gouvernement prévoit de distribuer un chèque de 100 euros aux Français qui s’inscriront sur une plateforme de covoiturage. Selon Asterès, le covoiturage peut induire un gain annuel de 1.000 euros par ménage. Pour le cabinet d’études, les gains peuvent même dépasser 1.500 euros par an.

Pour augmenter leur pouvoir d’achat, les automobilistes peuvent également réduire leur vitesse de circulation. Le cabinet d’études économiques évoque des gains non-négligeables : de 125 euros par an en passant à 110 km/h sur autoroutes et de 24 euros en passant à 80 km/h sur les routes à double sens. « Le gain est plus important sur autoroute car une diminution de la vitesse permet une économie de carburant plus importante lorsque la vitesse moyenne du véhicule est plus élevée », précise Asterès.

Le facteur « télétravail » à prendre en compte

Autre geste évoqué : la baisse de 1°C de la température moyenne de chauffage. « En postulant une diminution moyenne de la température d’un peu plus de 1°C du fait de mesures de sobriété, Asterès pose comme hypothèse une baisse moyenne de 10 % de la consommation d’énergie consacrée au chauffage », précise le cabinet d’études économiques. Se basant sur une dépense moyenne de chauffage estimée par l’Insee à 773 euros en 2022, le gain annuel moyen s’élèverait à 77 euros.

L’addition de ces trois postes de consommation énergétique permet d’obtenir un montant total de 1.312 euros, mais elle pourrait être bousculée par le facteur « télétravail », difficile à chiffrer. « Le gain de pouvoir d’achat à attendre d’une telle mesure est incertain, car le télétravail peut entraîner des coûts nouveaux (chauffage du domicile la journée, éclairage, aménagement du logement par exemple). »