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Carburants : la grève chez TotalEnergies se poursuit

Dimanche 9 octobre, de nombreux automobilistes ont eu du mal à recharger leurs véhicules en carburants. Et cela pourrait durer.

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L’amélioration, ce n’est pas pour tout de suite. Alors que les syndicats continuent de s’opposer aux directions de TotalEnergies et Esso-ExxonMobil, et ce pour obtenir des augmentations de salaire, le dialogue n’a toujours pas été entamé entre les deux parties. Conséquence, lundi 10 octobre, les syndicats ne romperont pas le mouvement de grève initié il y a une dizaine de jours dans les raffineries et dépôts de carburant, rappelle France bleu. Depuis, de nombreuses stations françaises sont concernées par des pénuries de carburant.

Les syndicats souhaitent eux aussi obtenir leur part du gâteau des superprofits récoltés par TotalEnergies. Comment ? En obtenant une augmentation de 10% des salaires pour l’année 2022. Dans le détail, il s’agira de 7% supplémentaires au regard de l’inflation et de 3% pour les bénéfices du fournisseur français. En France, 29,7% des stations services rencontrent actuellement des difficultés d’approvisionnement en carburant, selon les chiffres communiqués par le gouvernement. Pour pallier à ces pénuries, la direction de l’entreprise a concédé l’avancement des négociations annuelles sur salaires au mois d’octobre, a-t-elle fait savoir, dimanche 9 octobre.

Toutefois, faire le plein relèvera probablement de l’impossible en début de semaine. C’est en tout cas l’avis relayé par le président de la branche « Distributeurs carburants et énergies nouvelles » du syndicat Mobilians, Francis Pousse. Du côté de Matignon, la Première ministre Elisabeth Borne prévoit une amélioration de la situation d’ici la fin de la semaine.

Une lente amélioration de la situation des carburants

Selon Francis Pousse, la Première ministre a surévalué l’augmentation des livraisons à venir. « Les stocks stratégiques sont débloqués depuis déjà une dizaine de jours, particulièrement dans les zones en tensions, dans les Hauts-de-France et en région parisienne, mais il faut que ces stocks arrivent dans les dépôts et que, des dépôts, cela arrive dans les stations. (…) Ça va forcément s’améliorer. Mais ça va être lent à s’améliorer », précise-t-il.    

Pour Elisabeth Borne, la situation va « s’améliorer tout au long de la semaine ». Pas impossible pour le syndicaliste qui explique à nos confrères que « c’est possible mais on n’aura pas l’intégralité des stocks habituels, il risque d’en manquer un petit peu. Ce qui est sûr c’est que toute la filière, tout au long de la semaine va pouvoir continuer à se réorganiser de façon à mieux livrer l’ensemble des stations françaises ».