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Voiture électrique : un bonus en hausse et un bouclier tarifaire

Emmanuel Macron a annoncé dimanche 16 octobre une série de mesure pour favoriser le développement de la voiture électrique en France.

voiture électrique
Crédit: iStock.

À la veille de l’ouverture du Salon de l’automobile, lundi 17 octobre, Emmanuel Macron a annoncé, dans un entretien accordé aux Échos, de nouvelles mesures concernant l’acquisition et l’usage de la voiture électrique. Le président de la République a notamment évoqué une hausse du bonus écologique pour certains ménages ou l’extension du bouclier tarifaire aux bornes électriques. Des déclarations qui interviennent en pleine crise énergétique aggravée par les grèves dans les raffineries, le tout sur fond d’interdiction des ventes de voitures neuves thermiques dès 2035.

Jusqu’à 7.000 euros de bonus pour l’achat d’une voiture électrique

Largement subventionné, le secteur a connu une importante croissance ces dernières années, a rappelé Emmanuel Macron aux Échos : « En 2017, l’électrique ne représentait que 1 % des ventes, aujourd’hui c’est 13 %, et nous atteindrons 30 % à la fin du quinquennat selon les projections. » Pour tenir cet objectif, le bonus écologique de 6.000 euros pour l’achat d’un véhicule propre passera à 7.000 euros « pour la moitié des ménages les plus modestes ». Un montant qui laisse toujours un reliquat important pour l’acheteur. Même les modèles d’entrée de gamme comme la Renault Zoé ou la Peugeot 208 affichent des prix supérieurs à 30.000 euros. Certains observateurs redoutent d’ailleurs déjà que ces montants soient alignés sur la hausse du bonus.

Emmanuel Macron a également annoncé des efforts concernant le réseau de bornes de recharge, en promettant 100.000 à la fin du premier semestre 2023 et 400.000 en 2030. « À partir de janvier 2023, nous allons aussi étendre le bouclier tarifaire aux bornes électriques, pour éviter des péripéties comme certains de nos voisins. Aujourd’hui, les prix restent raisonnables, nous allons nous assurer qu’ils le resteront », a-t-il ajouté.

Le président de la République a également évoqué un accompagnement « massif » des constructeurs français alors que 80 % des véhicules électriques sont actuellement achetés à l’étranger. Un paradoxe en matière d’émissions de CO2. Il a défendu les projets de « gigafactory de batteries » pour atteindre l’autonomie en 2017 et le développement des mines de lithium françaises.