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Budget 2023 : un déficit public fixé à 5 % ?

Dans le cadre des débats sur le budget 2023, les députés ont déjà retenu 117 amendements. Un coût estimé à 700 millions d’euros qui ne devrait pas avoir d’impact sur le déficit public.

Budget
Crédit: iStock.

Le gouvernement poursuit sa route vers un déficit public stable l’an prochain, à 5 % de PIB. Depuis une semaine, les députés débattent de la première partie du budget 2023. Après déjà cinquante heures passées à débattre, 72 amendements ont été adoptés sur la partie consacrée aux recettes. Ces changements, votés majoritairement contre l’avis du gouvernement, auraient alourdi le déficit, de 8 milliards, selon Bercy, indique Les Echos.

De son côté, Bruno Le Maire, ministre de l’Economie, met en garde contre des « conditions de financement en Europe qui ont radicalement changé ». « Pour la première fois depuis de très nombreuses années, des obligations du Trésor allemand n’ont pas trouvé intégralement preneur », a-t-il ajouté.

Au total, 117 amendements déjà retenus

Le gouvernement a dû trancher, refusant une grande partie des amendements jugés trop coûteux. Il a aussi ajouté au projet de loi de finances (PLF) certaines dispositions liées à des articles qui n’ont pas eu le temps d’être discutés. Au total, on compte 117 amendements retenus. Le coût total est estimé à environ 700 millions d’euros par Bercy. Les montants les plus élevés concernent les coups de pouce fiscaux pour les PME (170 millions) et la garde des jeunes enfants (200 millions). A noter aussi, le relèvement du plafond des tickets-restaurants pour 140 millions d’euros.

Au total, ces 700 millions d’euros ne devraient pas impacter le déficit public. Parmi les amendements finalement ajoutés par l’exécutif, on retrouve la mise en place de la contribution des énergéticiens voulue par l’Union européenne. Ces derniers se verraient reprendre tous les bénéfices pour l’électricité vendue au-dessus de 180 euros le mégawattheure. Cette taxe sur les superprofits pourrait rapporter 7 milliards.

« Les 7 milliards de produit de cette taxe seront recyclés pour des dispositifs d’aides face à la crise de l’énergie », précise Bercy. L’exécutif prépare en effet de nouvelles aides pour les entreprises. Celles-ci seront intégrées au deuxième volet du PLF, consacré aux dépenses, qui reste à examiner.