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Assurance-chômage : 13 milliards d’euros d’excédents prévus d’ici à 2024

Les dernières prévisions du régime d’assurance-chômage prévoient, en 2022, un excédent de 4,4 milliards d’euros, soit 1,9 milliard de plus qu’espéré en juin.

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Inflation galopante, crise énergétique, guerre en Ukraine… malgré les crises, les perspectives financières de l’Unédic sont bonnes. Les dernières prévisions du régime d’assurance-chômage, publiées jeudi, prévoient 13 milliards d’euros d’excédents sur la période 2022-2024, rapportent Les Echos. Soit 3 milliards de mieux que les attentes de juin dernier.

« Le solde financier de l’Unédic est meilleur qu’en juin. Cela va permettre au régime d’accélérer son désendettement », a affirmé la présidente de l’Unédic, Patricia Ferrand (CFDT). « En période normale ce n’est déjà pas facile d’appréhender nos prévisions. Dans ce contexte très incertain, ça l’est encore plus », a précisé son vice-président Medef, Jean-Eudes Tesson. A noter que le ministère du Travail vient d’engager une concertation pour moduler les règles d’indemnisation en fonction de l’état du marché du travail.

Un excédent de 4,4 milliards d’euros en 2022

Cette amélioration s’explique notamment par les effets de la hausse de l’inflation. En plus des revalorisations automatiques du SMIC, elle pousse les salaires à la hausse et celle de la masse salariale sur laquelle sont assises les cotisations chômage, principale ressource de l’Unédic. Le régime s’attend à ce que l’emploi affilié à l’assurance-chômage se stabilise l’année prochaine (-6.000). L’année 2022 a été plutôt dynamique (+246.000). Pour rappel, 2,6 millions d’embauches de plus d’un mois hors intérim ont eu lieu sur le troisième trimestre selon l’Urssaf. Un record.

Cette année, l’excédent attendu est à hauteur de 4,4 milliards d’euros, soit 1,9 milliard de plus qu’espéré en juin. Puis il sera de 4,2 milliards d’euros en 2023 (+1,1 milliard) et de 4,2 milliards également en 2024 (+1,1 milliard). « Cela fait longtemps que ce n’était pas arrivé et jamais à cette hauteur sur trois années », a déclaré son directeur général, Christophe Valentie. La dette retomberait alors à 50,8 milliards, et même à 32,4 milliards si l’on enlève la partie exceptionnelle liée à la crise de la Covid.