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Le foie gras coûtera 25 % plus cher à Noël

Le niveau de production du foie gras a été divisé par deux en sept ans avec moins de 12.000 tonnes en 2021.

hausse des prix
Crédit : iStock.

« Il y aura du foie gras pour Noël. » Les professionnels du secteur se veulent rassurant. Mais depuis le passage du plus violent épisode de grippe aviaire survenu depuis 2015, les conditions ne seront plus les mêmes. L’interprofession du foie gras recommande aux amateurs d’anticiper. De plus, les prix devraient augmenter d’environ 25 %, indiquent Les Echos.

Le niveau de production a été divisé par deux en sept ans, de 20.540 tonnes à moins de 12.000 tonnes en 2021. En 2022, la production devrait encore diminuer de 30 à 35 %. En l’espace de sept ans, la France a vécu quatre offensives de grippe aviaire selon le Comité interprofessionnel des palmipèdes à foie gras (CIFOG). Et cela pourrait durer.

« Les inquiétudes pour 2023 sont réelles », prévient Fabien Chevalier, le directeur général de Lafitte. « Le virus existe désormais à l’état endémique. Depuis cet été, la grippe aviaire décime les oiseaux de mer en Bretagne, en Normandie et dans le littoral des Hauts-de-France. C’est une catastrophe écologique », ajoute François Landais un vétérinaire du Sud-Ouest. A la date du 18 octobre, 27 foyers en élevage ont été confirmés, dont 2 dans des élevages de canards à foie gras.

Dans les pays de Loire, le virus a décimé 90 % des reproducteurs

En 2022, la crise avicole a été particulièrement forte. Cette fois-ci, le virus s’est propagé à toutes les volailles. Dans les pays de Loire, il a décimé 90 % des reproducteurs. « La filière ne dispose pas du nombre de canards suffisants pour revenir à la normale avant le deuxième semestre 2023 », précise le CIFOG.

Le coût de l’épizootie devrait s’élever à 1,1 milliard d’euros pour les pouvoirs publics sur 2022. La grippe aviaire, initialement venue par les migrateurs de retour d’Asie, a frappé l’ensemble des pays européens. « Il ne peut pas dans ces conditions y avoir de recours compensatoire à l’importation des pays de l’Est », déclare Fabien Chevalier.

Malgré tous ces vents contraires, l’interprofession continue de se battre pour relancer la production. De plus, la vaccination, qui a reçu le feu vert du Conseil de l’Union européenne est en cours d’expérimentation. Une pratique jusque-là écartée faute d’avoir trouvé un accord entre les différents maillons de la filière volaille.