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Crédit d’impôt : un plafond rehaussé pour la garde d’enfants

Si une crèche, une garderie ou une assistante maternelle agrée accueille un enfant de moins de six ans, ses parents pourront obtenir un crédit d’impôt équivalant à 50% des dépenses effectuées durant l’année.

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Faire garder son enfant donne toujours droit à un crédit d’impôt de 50% des dépenses. ©Istock

Bonne nouvelle pour certains parents de jeunes enfants. Dans le cadre des discussions du projet de loi de Finances (PLF) pour 2023, le plafond du crédit d’impôt pour la garde des enfants de moins de six ans va être rehaussé. Dès l’an prochain, celui-ci sera fixé à 3.500 euros par enfant, contre 2.300 euros auparavant, détaille Le Parisien. Le tout grâce à l’amendement déposé par Mathieu Lefèvre, député de la majorité, qui a vu sa mesure conservée dans la version la plus récente du texte, validée par le gouvernement au moyen de l’article 49.3.

Un crédit d’impôt équivalent à 50% des dépenses effectuées

En pratique, si une crèche, une garderie ou une assistante maternelle agréée accueille un enfant de moins de six ans, ses parents pourront obtenir un crédit d’impôt équivalant à 50% des dépenses effectuées durant l’année, excluant les frais de bouche et les aides de l’entourage pour la garde de l’enfant. La pratique se limite à 2.300 euros par an et par enfant gardé, soit un crédit d’impôt maximal de 1.150 euros par enfant. Si ce dernier est en garde alternée, il faut diviser la somme par deux.

À compter de 2023, grâce au plafond rehaussé, à 3.500 euros par enfant, les parents dépensant autant pour la garde de leurs bambins pourront obtenir une aide maximale de 1.750 euros par enfant. Soit 600 euros de plus qu’aujourd’hui avec les mêmes modalités en cas de garde partagée.

Mais à qui profitera la mesure ? C’est toute la question qui se pose car les familles ne dépensent pas autant pour faire garder leur enfant. Les classes moyennes et supérieures, elles, seront certainement concernées par ce crédit d’impôt. Mathieu Lefèvre, lui, considère que cette aide soutient les « Français qui travaillent ». Sur Twitter, il s’est réjoui soulignant qu’il allait favoriser « plus de pouvoir d’achat pour les Français qui travaillent, une meilleure lutte contre le travail au noir et un coup de pouce pour l’emploi ! ».