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ZFE : les véhicules polluants amendés dès 2024

En France, 11 agglomérations sont pour l’instant concernées par les zones à faible émission (ZFE). Des contrôles automatisés devraient voir le jour.

ZFE
MASTAR_mastar01/Credit:M.ASTAR/SIPA/1701171053

Les rouleurs polluants devront bientôt allonger la monnaie. Ou plutôt devoir régler des amendes si leur véhicule subit le futur système de « contrôle sanction automatisé » installé dans les différentes zones à faible émission (ZFE) d’ici au second semestre 2024, explique franceinfo.

Le but du comité ministériel de suivi qui suit le dossier est de faire diminuer la pollution automobile dans les villes en excluant progressivement les véhicules qui respectent le moins l’environnement est de se substituer à l’interdiction des contrôles dans les agglomérations où le dispositif s’applique déjà.

11 agglomérations déjà concernées par les ZFE

En France, ce sont ainsi 11 agglomérations qui sont déjà concernées par les ZFE. D’ici 2025, il devrait y en avoir 43 réunissant au moins 150.000 habitants. Pour l’heure, rien ne pénalise les rouleurs polluants et les collectivités territoriales disposent d’une marge de manœuvre relativement souple. Mais elles devront s’adapter, au regard des normes de qualité de l’air fixées par Bruxelles, qui déclencheront plusieurs échéances visant à interdire la circulation de certains véhicules.

A partir du 1 er janvier 2023, les véhicules arborant une vignette Crit’Air 5, les modèles diesel produits avant 2001, seront concernés. Un an plus tard, ce sera les Crit’Air 4, les diesels datant d’avant 2006. Enfin, le 1er janvier 2025, ce sera le tour des Crit’Air 3 (diesel avant 2011 et essence avant 2006),

Mais alors, comment s’effectueront les contrôles ? Christophe Béchu, le ministre de la Transition écologique, promet que les « caractéristiques techniques des projets retenus seront présentés lorsqu’ils seront connus ». Après avoir annoncé que les amendes seraient « théoriquement de classe 4 », soit 750 euros maximum, le ministère de la Transition écologique a finalement expliqué que les contrevenants s’exposeraient à une amende forfaitaire de classe 3, soit 68 euros.