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Inflation, salaires : les points clés de l’interview d’Emmanuel Macron

Confronté à la crise de l’inflation et à celle de l’énergie, Emmanuel Macron a de nouveau demandé aux Français de « tenir ». Détails.

coupures d'électricité
Sipa

Emmanuel Macron en démonstration, épisode 2. Retour au national. Deux semaines après une première prise de parole consacrée aux sujets internationaux, Emmanuel Macron répondait aux questions de la journaliste Caroline Roux dans l’émission L’Evénement, sur France 2, mercredi 26 octobre. L’occasion pour le chef de l’Etat de répondre aux nombreuses interrogations des Français, et en partie sur le volet économique, détaille 20 Minutes. Il a ainsi été question d’inflation, de salaires, de retraite, mais également des zones à faibles émissions (ZFE).

L’inflation davantage contenue qu’ailleurs en Europe

Sur l’inflation, d’abord, Emmanuel Macron a rappelé les aides mises en place par son gouvernement dès la fin 2021, qui ont permis à la France de mieux s’en sortir que ses voisins européens, contenant l’inflation à 6%. « C’est dur mais on doit tenir », a-t-il asséné. Pourtant, début 2023, les Français verront leurs factures de gaz et d’électricité augmenter de 15%. « C’est beaucoup mais (sans bouclier) ça devrait être plus de 100 % », a-t-il tempéré.

Dès janvier, seuls ceux qui en ont le plus besoin bénéficieront de ces aides. Les collectivités locales et les petites et moyennes entreprises (PME), elles, se verront proposer « un prix raisonnable » de l’électricité. Aussi, « pour les entreprises de taille intermédiaire et les grands groupes, nous allons mettre en place un guichet d’aide avec, dès les prochaines semaines, des acomptes », a-t-il complété. En revanche, pour une indexation des salaires sur l’inflation, c’est niet, favorisant une « répartition plus juste » des superprofits via le dialogue social.

Retraites et ZFE

Des compromis sur les retraites ? Il n’y en aura pas vraiment même si Emmanuel Macron s’engage à davantage de souplesse pour un report à 64 ans et non 65 comme il s’y était initialement engagé durant sa seconde campagne. « Si certains (partenaires sociaux) sont prêts à s’engager et à dire :  »Nous, on ne veut pas aller jusqu’à 65 ans, mais en contrepartie, si vous faites ce geste, on est prêts à travailler un peu plus de trimestres », (..) moi je suis ouvert », a-t-il déclaré.

Enfin, au sujet des zones à faibles émissions (ZFE) qui interdiront bientôt la circulation à des véhicules pourtant produit récemment en raison de leurs émissions, le président promet : « On ne doit jamais laisser des Françaises et des Français sans solution » pour se déplacer, sans toutefois se montrer plus concret.