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Indice de réparabilité : quatre produits rejoignent la liste des produits concernés

Désormais, l’indice de réparabilité s’affichera aussi sur les lave-linge « top », les lave-vaisselle, les aspirateurs et les nettoyeurs à haute pression.

indice de réparabilité
Pexels/Liliana Drew

L’indice de réparabilité va s’étendre. Cette petite vignette, apposée depuis le 1er janvier 2021sur les smartphones, les ordinateurs portables, les téléviseurs, les lave-linge à hublot et les tondeuses à gazon, attribue une note sur dix aux objets, renseignant les consommateurs sur les capacités de réparabilité de ces derniers, rappelle l’UFC Que-choisir. Dès vendredi 4 novembre, les lave-linge « top », les lave-vaisselle, les nettoyeurs à haute pression et les aspirateurs (filaires, sans fil et robots) rejoignent la liste des produits concernés.

Pour calculer l’indice de ces nouveaux arrivants, c’est le même procédé que pour tous les autres produits. Cinq critères sont ainsi retenus : quatre d’entre eux sont communs et le cinquième est composé de sous-critères spécifiques à chaque famille. En ce qui concerne les aspirateurs filaires et les nettoyeurs à haute pression, ils devront proposer une assistance à distance sans frais ; au sujet des lave-linge « top », les lave-vaisselle et les aspirateurs robots, l’accès au compteur d’usage sera primordial, au même titre que l’assistance à distance sans frais et la possibilité de réinitialisation logicielle.

Un indice de réparabilité voué à évoluer en 2024

« Ce lancement implique un énorme travail pour les fabricants, qui doivent calculer cet indice pour chacun de leurs appareils », a expliqué Camille Beurdeley, déléguée générale du Gifam (Groupement des marques d’appareils pour la maison), le 19 octobre, à l’occasion d’une conférence de presse. Mais rien de plus insurmontable qu’il y a deux ans, où l’arrivée de la petite vignette avait même conduit les constructeurs à agir plus vertueusement. « En tant que fabriquant, nous avons parfois dû modifier la structure des produits pour les rendre plus réparables » et améliorer leur indice de réparabilité, s’est souvenue la présidente du Gifam et de Beko France, Véronique Denise.

Même si l’indice s’étend à de nouveaux produits, celui-ci possède ses limites, notamment en ce qui concerne les coefficients de pondération attribués aux différents critères, prévient l’association de consommateurs. Dans la foulée, le Gifam a lancé son site Internet, Monindicereparabilite.fr qui permettra aux internautes de découvrir les notes des produits concernés, même s’ils n’appartiennent pas au « réseau » couvert par le Gifam. « L’objectif est de faciliter la lecture de l’indice pour les consommateurs et la distribution, d’avoir des données exhaustives et justes, et d’exprimer notre engagement sur l’économie circulaire et le développement durable », raconte Véronique Denise.

Pour l’instant, 28 marques ont transmis proactivement leurs données pour alimenter le site. Pour le reste, l’indice de réparabilité sera collecté sur les sites des fabricants. Le site se veut neutre, malgré son financement par plusieurs grandes marques. Il promet de ne pas mettre en avant les produits de façon « arbitraire ou en fonction d’intérêts commerciaux ». Dès 2024, il évoluera au moment de la transformation de la note de réparabilité, qui se fondra dans un nouvel indice de durabilité, en cours de préparation. « Il comprendra d’autres critères, comme la fiabilité de l’appareil et peut-être son évolutivité », détaille Camille Beurdeley.