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La Banque de France prévoit une croissance « très légère » au 4e trimestre

La situation géopolitique et l’impact de la météo sur les approvisionnements en énergie font peser des doutes sur le niveau de croissance.

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Crédit : iStock.

L’économie française pourrait finalement observer une « très légère hausse » de son PIB au quatrième trimestre et non une stagnation comme initialement prévu, a assuré mercredi 9 novembre la Banque de France, insistant toutefois sur la « très forte incertitude » liée au contexte international. « Dans un contexte très incertain, mais compte tenu de cette incertitude aujourd’hui (…), nous nous attendons à une très légère hausse du PIB au quatrième trimestre », a déclaré Olivier Garnier, directeur général à la Banque de France, en charge des études et statistiques.

« A ce stade (…) on penche plutôt du côté d’un petit aléa positif par rapport à notre prévision initiale de zéro croissance au quatrième trimestre », a expliqué Olivier Garnier lors d’une présentation, sans toutefois chiffrer cette nouvelle prévision. Selon lui, la situation géopolitique mais aussi l’impact de la météo sur les approvisionnements en énergie font peser de nombreux doutes sur le niveau de croissance.

Des difficultés de recrutement encore importantes

Cependant, à en croire l’enquête mensuelle de conjoncture menée auprès des entreprises, ces dernières restent relativement confiantes sur leur niveau d’activité. « L’activité continue de faire preuve de résilience en octobre et les entreprises s’attendent en novembre (…) à une petite hausse de leur activité avec, dans le cas du bâtiment, une stabilité plutôt qu’une hausse », a expliqué Olivier Garnier, rappelant les trois phases anticipées par la Banque de France pour la croissance française : « Résilience, ralentissement et reprise en 2024 ».

Les carnets de commande des entreprises restent « bien garnis », mais les difficultés de recrutement, si elles « n’augmentent plus », restent elles aussi importantes. La Banque de France alerte par ailleurs sur les difficultés de trésorerie, notamment pour les entreprises industrielles, « avec une dégradation qui se confirme ».