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Stations de ski : les prix grimpent sur les pistes

Les stations de ski sont particulièrement touchées par les hausses des prix de l’énergie. Mais les clients sont plus nombreux qu’en 2021.

stations de ski
Vladimir Volovodov / EyeEm / GettyImages

Les amateurs des sports de glisse vont faire la grimace. En effet, à l’approche du début de la saison des sports d’hiver, si l’affluence devrait être plus importante que l’année dernière, ce qui n’est pas sans rassurer les stations, les prix sont en forte augmentation. D’après Le Monde, les forfaits proposés dans le domaine de Val Thorens ont augmenté de 9% par rapport à il y a un an. Plus précisément, si un adulte souhaite descendre les pentes des Trois Vallées, il devra débourser 72 euros par jour.

Le constat est le même en naviguant sur le site d’agences dédiées au tourisme de montagne. Et la hausse n’a pas fait fuir les clients. « Nous avons 11 % de réservations en plus par rapport à l’année dernière à la même date », explique au quotidien Cécile Revol, de Sunweb. Un succès qui s’explique par une anticipation des skieurs mais aussi par la clientèle classique des stations, peu empêchée par l’inflation.

Les stations de ski s’adaptent à la crise énergétique

Fragilisées par les hausses des prix de l’énergie, les stations voient leurs factures flamber. Néanmoins, la moitié d’entre-elles ont reconduit le contrat avec leur fournisseur, comme le rapporte le syndicat des exploitants de stations de ski Domaines skiables de France (DSF). « C’est simple, je multiplie ma facture d’électricité par quatre par rapport à l’année dernière. Et encore, j’ai signé en mai. Ceux qui ont attendu septembre, c’est pire », précise le président de DSF Alexandre Maulin, qui gère également le domaine des Sybelles (Savoie). Les plus ébranlées restent les petites stations, un problème pour Jean-Luc Boch, le président de l’Association nationale des maires des stations de montagne (ANMSM). « C’est là que les enfants apprennent, ce sont nos skieurs de demain », s’alarme-t-il.

Aux heures de pointe, l’électricité dans les stations va tourner à plein régime. Un gros stress pour les propriétaires qui redoubleront de stratégies pour contenir la facture (fermeture des remontées mécaniques, réduction de leur fréquence, négociation d’aides…). Et l’énergie n’est pas le seul foyer de dépense qui bondit : « On se prend l’inflation de partout. La compagnie de bus qui achemine tous les jours nos saisonniers de la vallée vers la station, cette année, c’est 100 % d’augmentation. Sur les remontées, on est à + 45 % pour les pièces détachées », liste le président de la société gérant Val Thorens, Jérôme Grellet.

Enfin, cette dure réalité qui se traduit sur les factures devrait inciter encore davantage les maires et les exploitants de domaines à accélérer la diminution de leur consommation d’énergie dans laquelle ils se sont engagés. « On va aussi couper le filet de chauffage dans les gares de remontées mécaniques, faire attention à bien fermer les portes des cabanes », détaille Benjamin Mugnier, aux Gets. « On avait des habitudes de luxe, mais c’est fini », ajoute le directeur du domaine de Valloire (Savoie), Jean-Marie Martin. Pour autant, tous promettent de ne pas dégrader le service.