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Bonus : bientôt une aide de 10 à 45 euros pour réparer vos appareils électriques

Le financement de ce bonus est assuré par les industriels, via les éco-organismes chargés de gérer la fin de vie des engins.

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Crédit : iStock.

Un coup de pouce pour contrer l’obsolescence programmée. Adopté dans le cadre de la loi économie circulaire en 2020, le fonds réparation va être mis en place à partir du 15 décembre. Les particuliers pourront alors se rendre chez l’un des 500 premiers réparateurs agréés (labellisés « QualiRépar ») pour le dépannage de leurs appareils, parmi la trentaine de types éligibles. À cette occasion, ils bénéficieront d’un « bonus », permettant de faire baisser le coût de l’opération. 

Dans un premier temps, cette cagnotte va être dotée de 410 millions d’euros pour six ans. Son financement est assuré par les industriels, via les éco-organismes chargés de gérer la fin de vie des engins. Les produits sous garantie (légale, commerciale, ou via une assurance) sont exclus du dispositif. Au contraire, les propriétaires de machines à café à filtre, fers à repasser (10 euros), aspirateurs, perceuses/visseuses, lecteurs DVD, home cinémas, instruments de musique, vélos, trottinettes (15 euros), consoles de jeux, enceintes (20 euros), caves à vin, lave-linges, réfrigérateurs/congélateurs, tablettes, téléphones portables (25 euros), téléviseurs, vidéoprojecteurs (30 euros) pourront profiter de la ristourne. Ce remboursement s’élève à 45 euros pour un ordinateur fixe ou portable, note Ecosystem sur son site. Les bonus réparations « demeurent fixes, quelle que soit la nature de la réparation ».

« Ce bonus répond à une logique de pouvoir d’achat« 

L’année 2024 s’ouvrira aux friteuses, imprimantes, robots culinaires et autres fours à micro-ondes. En 2025, seront inclus climatiseurs mobiles, sèche-cheveux ou encore ventilateurs. Le nombre de réparateurs agréés doit aussi être étendu : 1.500 sont espérés à l’horizon 2023, et 10.000 pour 2027, avec tous les types représentés (indépendants, SAV fabricants, SAV distributeurs). Pour obtenir le label QualiRépar, accordé pour trois ans, tous devront avoir déposé leur candidature auprès d’un organisme certificateur (Bureau Veritas, SGS ou AFNOR), et répondu à un référentiel (compétences, transparence des prix..).

« Ce bonus répond à une logique de pouvoir d’achat, pour réduire le coût de la réparation« , se félicite Nathalie Yserd, directrice générale d’Ecosystem, qui gère ce fonds avec un autre éco-organisme, Ecologic. « Tout ce qui contribue à accroître la durée de vie des produits profite à l’environnement, en évitant de reponctionner dans les ressources naturelles », ajoute-t-elle. Malgré tout, le mécanisme ne fait pas l’unanimité. Si « tous les coups de pouce pouvant aider à la réparation sont favorables », le montant est « bien inférieur à ce qui était espéré », se désole Alice Elfassi, responsable juridique de Zero Waste France. L’ONG, aux côtés des Amis de la Terre, réclame des forfaits correspondant à environ 20% du coût moyen de réparation. Un seuil symbolique susceptible de forcer la décision auprès des consommateurs qui hésitent entre réparation et achat d’un nouvel appareil. 

Aujourd’hui, environ 10 millions de réparations sont réalisées chaque année en France, où circulent environ 1,5 milliard d’équipements électriques et électroniques. L’objectif annoncé de cette mesure est d’accroître ce volume de réparations de 20%.