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Inflation : 2,5 milliards d’euros supplémentaires votés dans le budget 2023

Cette rallonge anti-inflation devrait financer notamment un chèque énergie exceptionnel. Il toucherait 12 millions de ménages.

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Crédit: iStock.

Le Sénat a voté ce mercredi en première lecture, après l’Assemblée nationale, des retouches au budget 2023. Une rallonge anti-inflation de 2,5 milliards d’euros a été validée pour financer notamment un chèque énergie exceptionnel. Le vote de ce second projet de loi de finances rectificative (PLFR) a été acquis par 251 voix contre 28. Le texte avait été adopté le 9 novembre en première lecture à l’Assemblée nationale, sans recours au 49.3.

Ce PLFR « s’inscrit dans la continuité du paquet pouvoir d’achat » voté cet été, a indiqué le ministre chargé des Comptes publics Gabriel Attal. Il « permet d’assurer le financement de mesures qui vont changer le quotidien des Français ».

Il comprend notamment « un chèque énergie exceptionnel pour 12 millions de ménages et une aide financière pour les Français se chauffant au bois et un soutien aux universités pour leurs factures d’énergie. Egalement, le prolongement de deux semaines de la ristourne carburant de 30 centimes par litre.

440 millions d’euros pour la prolongation de la ristourne carburant

Le texte modifié par le Sénat propose « une rallonge de 2,5 milliards d’euros », dont 1,8 milliard d’euros pour financer le chèque énergie exceptionnel. Et une aide exceptionnelle de 230 millions d’euros pour corriger l’« angle mort » des ménages se chauffant au bois. Une enveloppe de 440 millions d’euros doit également financer la prolongation de la ristourne carburant.

Le Sénat a adopté un amendement du gouvernement dégradant pour 2022 la prévision du déficit public qui s’établirait à -5,0 % du PIB, contre -4,9 % dans le texte initial déposé à l’Assemblée nationale. Gabriel Attal a toutefois indiqué que ce retour à 5 % pourrait n’être que « temporaire ». L’État compte récupérer des fonds dus par des énergéticiens et non réglés.

Les sénateurs ont également adopté, contre l’avis du gouvernement, plusieurs amendements du rapporteur général Jean-François Husson (LR). L’un vise à affecter davantage de moyens aux besoins des collectivités pour la réalisation de travaux routiers. Un autre affecte 100 millions d’euros de crédits à la rénovation des réseaux d’eau. Le rapporteur a encore prévu un abondement des crédits pour l’entretien des ponts. Les sénateurs ont enfin voté un amendement centriste augmentant les crédits dédiés aux maisons France Services.