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Inflation : des produits davantage touchés que d’autres

L’inflation frappe de plein fouet des appareils comme les radiateurs, les congélateurs, mais aussi les smartphones. Explications.

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Crédit: iStock.

En temps de crise, mieux vaut ne pas avoir à équiper son logement ! En effet, les produits électroménagers et électroniques ont été frappés par l’inflation et des ruptures de stock depuis la rentrée. C’est notamment le cas des radiateurs et climatiseurs, des réfrigérateurs et des congélateurs, mais également des aspirateurs et des smartphones qui subissent des augmentations de 11 à 12 % en un an, selon le baromètre mensuel de l’UFC Que-Choisir qui se base sur la même période de 2021. Le fait que certains postes de dépenses n’aient pas connu de hausse des prix phénoménale permet à l’association de consommateurs d’établir l’inflation mensuelle, selon son mode de calcul, en-dessous des 6% en novembre 2022, à +5,9% par rapport à l’an passé à la même période.

L’inflation devrait reprendre sur l’énergie

Les cours de l’énergie qui flambent et les matières premières qui suivent le même chemin ne sont pas étrangers à ces augmentations.  « Les appareils électroménagers intègrent de nombreuses pièces et de composants en métal (fer, Inox, acier, cuivre, etc.) dont les process de production sont fortement énergivores », détaille le Groupement des marques d’appareils pour la maison (Gifam). Aussi « les fabricants font face à une hausse des coûts de transport, à laquelle s’ajoute depuis un an la hausse des coûts du carburant ». De cette manière, en 2021, le fret a été multiplié par cinq par rapport à la période pré-Covid. Il est toujours deux fois plus cher qu’avant. Sauf qu’avant d’arriver chez nous, ces composants doivent voyager longtemps.

De plus, la pandémie, qui continue d’entraîner de nombreux confinements en Chine, n’en finit pas de bousculer les chaînes de production asiatique. Et c’était sans compter sur les tensions entre la Chine et Taïwan, ainsi que la guerre en Ukraine, qui n’ont pas favorisé l’approvisionnement en microprocesseurs (indispensables au fonctionnement de la plupart de ces produits). Il faut également penser à la parité euro-dollar qui fragilise les consommateurs européens. Il faudra encore attendre avant que les difficultés s’amenuisent.

Certaines dépenses du quotidien subissent également l’inflation de plein fouet. D’ailleurs, acheter des produits alimentaires et d’hygiène augmente à 13 %, selon le baromètre établi par l’association. Enfin, il faudra surveiller les dépenses d’énergie dans les prochains mois. Car, si en dépit du fioul qui flambe à +49 %, les hausses semblent contenues pour les autres sources énergétiques, leur stabilisation n’est qu’illusion : à la disparition des boucliers tarifaires, l’inflation devrait reprendre très rapidement sur ces postes de dépense.