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Dons : les Français ont été généreux durant la première année de Covid

La Cour des comptes a mené une enquête sur l’emploi des dons collectés, à l’occasion de l’épidémie de Covid, par plusieurs associations françaises.

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Crédit: istock.

Equipements de protection, tablettes dans les Ehpad, « espaces bien-être » dans les hôpitaux : l’argent et les dons en nature collectés auprès des Français pendant la première année de l’épidémie de Covid ont été globalement utilisés à bon escient, a estimé lundi 28 novembre la Cour des comptes.

Les quelque 200 millions d’euros collectés en quelques mois par cinq organismes philanthropiques pour faire face à la crise épidémique ont pu « être déployés rapidement ». Plus de la moitié a permis de soutenir les patients et les soignants, le reste a servi à la recherche médicale et à l’aide aux personnes vulnérables, note la Cour des Comptes.

La Fondation des Hôpitaux a multiplié sa collecte de dons par 9 entre 2019 et 2020

Habilitée à contrôler non seulement « l’argent public », mais aussi « l’argent du public », la Cour explique avoir mené une enquête sur l’emploi des dons collectés, à l’occasion de l’épidémie de Covid, par la Croix-Rouge française, la Fondation de France, l’Institut Pasteur, la Fondation de l’AP-HP, et la Fondation des Hôpitaux. La générosité des Français a été particulièrement marquée à cette période : la Fondation des Hôpitaux a ainsi multiplié sa collecte par neuf entre 2019 et 2020, et la Fondation de l’AP-HP (hôpitaux publics de Paris) par 11.

Outre l’argent, les particuliers et les entreprises ont offert des produits alimentaires, des fours à micro-ondes pour les salles de repos des hôpitaux ou encore des séances de sophrologie pour les soignants. Et avec l’argent récolté, les organismes ont financé des projets de recherche, du matériel médical, des plateaux-repas pour les soignants, ou des tablettes pour faciliter la communication des résidents en Ehpad avec leurs familles.

Les projets financés ont été « conformes aux messages d’appels à dons », estiment les Sages, qui formulent toutefois quelques bémols, en pointant quelques imputations comptables irrégulières ou en notant que « l’information aux donateurs mériterait d’être améliorée » sur l’usage de leur argent.